VIDÉO - Affaires judiciaires : les sept plaies du FN

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ENQUÊTES - Deux perquisitions ont été menées mardi et mercredi au domicile de Jean-Marie Le Pen et au siège du FN dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Parlement européen, soupçonnés de rémunérations sans travail effectif. L'occasion de faire le point sur ces affaires qui concernent le Front national.

 L'affaire des assistants parlementaires du Parlement européen
En mars 2015, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a saisi l'Office européen de lutte anti-fraude du cas de 29 assistants parlementaires des eurodéputés FN de Strasbourg. Ces derniers étaient ainsi suspectés de recevoir une rémunération sans travail effectif. Le 24 mars 2015, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "abus de confiance". Un préjudice estimé à "1,5 million d'euros". Marine Le Pen a promis une plainte pour "dénonciation calomnieuse". Le 17 février 2016, une perquisition a été menée dans cette enquête au siège du Front national, après une première perquisition, la veille, au domicile de Jean-Marie Le Pen. Le parti a dénoncé une "opération politique pilotée par François Hollande et de Manuel Valls". 

 L'affaire du compte caché en Suisse
Jean-Marie Le Pen, ex-leader du Front national, est visé depuis le 24 septembre par une plainte du fisc pour "fraude fiscale aggravée". L'enquête, qui s'est traduite par une perquisition mercredi à son domicile, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), fait suite à un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, révélé en avril 2015 par Mediapart.

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Il est question d'un compte qui aurait été détenu chez HSBC puis à la Compagnie bancaire helvétique pour un montant de 2,2 millions d'euros, dont 1,7 million en lingots et en pièces d'or. Jean-Marie Le Pen nie en avoir été le bénéficiaire. Dans cette enquête, Gérald Gérin, le majordome de Jean-Marie Le Pen, est également visé. Il aurait eu à son nom un compte suisse relié à un trust basé aux Iles Vierges britanniques. Ce qui ne l'empêche de figurer sur les listes Front national pour les élections régionales en Paca.

 Les autres comptes suspects
En mai 2015, Mediapart a également révélé des soupçons portant sur un autre compte au Crédit suisse détenu par Jany, l'épouse de Jean-Marie Le Pen, jusqu'en 2008. Une somme de 200.000 euros aurait ainsi été rapatriée en France, selon le site d'information. Cela porterait donc à trois les comptes suisses attribués à la famille Le Pen, Jean-Marie Le Pen ayant reconnu l'existence d'un compte ouvert, dans les années 1980, chez UBS.

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 L'affaire du financement du FN
Convoquée mi-octobre 2015 comme témoin assisté par les juges d'instruction Renaud Van Ruymbecke et Aude Buresi, Marine Le Pen, en pleine campagne électorale, a préféré décliner, contre-attaquant avec une "requête en suspicion légitime" mettant en cause les magistrats.

L'information judiciaire a été ouverte pour "escroquerie, abus de bien social, complicité et recel de ces délits", ainsi que "blanchiment en bande organisée" et "financement illégal d'un parti politique et de campagne électorale". L'affaire vise des soupçons de financement illégal lors des dernières élections législatives par le FN via le microparti de Marine Le Pen, Jeanne. Plusieurs proches de la présidente du FN, dont Axel Lousteau et Frédéric Chatillon, ont été mis en examen, ainsi que Wallerand de Saint-Just, le trésorier du parti. Le FN a également été mis en examen en tant que personne morale.

 L'affaire Jean-Marie contre Marine
Suspendu en mai 2015, puis exclu le 20 août du FN après ses propos réitérés sur les chambres à gaz, Jean-Marie Le Pen a engagé un combat judiciaire sans relâche contre sa fille avec un seul objectif : sa réintégration. Dernière action en date : sa contre-attaque sous forme d'assignation du FN en octobre 2015 demandant, outre sa réintégration dans le parti qu'il a fondé, 2 millions d'euros de dommages et intérêts. Dans une interview du 8 février à LCI, Jean-Marie Le Pen a posé un nouvel ultimatum à sa fille. S'il ne reçoit aucune proposition avant début mars, il créera sa propre formation. 


 L'affaire Philippot contre le Qatar
Le numéro 2 du FN, Florian Philippot, est visé par une plainte du Qatar pour avoir affirmé, en janvier 2015, que " le Qatar et l'Arabie saoudite financent l'islamisme qui tue ". Des propos qu'il a assumés à plusieurs reprises par la suite. Mi-septembre, la justice a demandé la levée de son immunité parlementaire. Le Parlement européen a finalement refusé d'accéder à cette demande , ce qui écarte la possibilité d'un procès contre Florian Philippot.

 L'affaire des comptes de campagne à Hayange
Une plainte a été déposée le 29 juin 2015  à l'encontre de Fabien Engelmann , le maire FN d'Hayange (Moselle), par un ancien proche qui l'accusait d'avoir fait facturer des prestations de tractage lors des législatives de 2012, alors que ce tractage avait été assuré par des bénévoles. Des accusations contestées par le maire. Ce dernier avait déjà vu en juin  une peine d'inéligibilité annulée par le Conseil d’Etat , dans une affaire de comptes de campagne.

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