VIDÉO - Agression de la députée Laurianne Rossi : Claude Goasguen (LR) juge LREM en partie responsable du climat antiparlementaire

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MAUVAISE IMAGE - Claude Goasguen, député LR de Paris, a estimé ce lundi matin sur LCI que l'agression de la députée des Hauts-de-Seine résultant en partie de l'image "particulièrement dégradée" des élus ces derniers mois. Il a notamment pointé du doigt la responsabilité du parti d'Emmanuel Macron, qui "a fait campagne contre les élus".

Après les agressions de Laurianne Rossi, députée LREM des Hauts-de-Seine ce dimanche, et celle de Nathalie Kosciusko-Morizet au cours de la campagne des législatives sur un marché parisien, le député de Paris Claude Goasguen a estimé sur LCI que "l'image des élus s'est particulièrement dégradée". Et il en rejette en partie la responsabilité sur le parti présidentiel. 


"La campagne électorale qui s’est déroulée depuis un an n’a pas été vraiment positive pour l’image des élus. Aussi bien, d’ailleurs, dans la campagne de François Fillon que celle du Parti socialiste. Mais En marche lui-même a fustigé en permanence l’image des élus. Cela étant, ça n’empêche pas de condamner la violence absolument", a estimé celui qui, cédant la mairie du XVIe arrondissement, est toutefois resté conseiller de Paris, en raison de la mise en oeuvre de la loi sur le non-cumul des mandats.

L’élu, le parlementaire, on était tous nauséabondsClaude Goasguen

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"La République en marche a fait campagne contre les élus", a ajouté Claude Goasguen, en référence aux nombreux discours sur "le vieux monde" et "les pratiques anciennes" auxquelles l'élection de députés sans expérience politique devait mettre fin. "Mais quand on essaye de comprendre (les agressions dont sont victimes certains élus, ndlr) on se dit qu’on n’est pas sur le chemin qui permet aux élus d’avoir une meilleure image. Toute la campagne électorale s’est faite là-dessus. L’élu, le parlementaire, on était tous nauséabonds. L’IRFM, c’était de l’escroquerie, la réserve parlementaire, c’était du clientélisme. Vous savez, au bout d’un moment, quand vous entendez ça toute la journée à la télévision et que vous avez l’esprit un peu fragile, vous aboutissez à des crises de nerfs."


Faisant référence aux débats sur la moralisation de la vie politique qui ont eu lieu ces derniers jours à l'Assemblée nationale, mise en avant pour mettre fin aux pratiques abusives de ces derniers, Claude Goasguen a déclaré : "La loi de moralisation marque des défauts qui sont bien souvent des défauts imaginaires. Le clientélisme sur la réserve parlementaire, il faut vraiment le chercher, quand même."

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