Après la tentative d'incendie du domicile breton de Richard Ferrand, Macron lui témoigne toute sa "solidarité"

Politique

INCENDIE - Le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a porté plainte vendredi soir après une tentative d'incendie "volontaire" à son domicile privé dans le Finistère, "un acte grave". Il a reçu le soutien d'Emmanuel Macron, ainsi que de nombreuses voix dans l'opposition.

"Un acte grave." C'est par ces mots que Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, a dénoncé ce vendredi soir la tentative d'incendie qui a eu lieu à son domicile à Motreff, dans le Finistère. 

"La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique, et une torche artisanale imbibée de carburant, l'origine criminelle ne semble pas faire de doute", peut-on lire dans un communiqué de Richard Ferrand. "Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations", a-t-il poursuivi. Le patron de l'Assemblée assistait à la signature du pacte d’accessibilité et du contrat d’action publique à Rennes, aux côtés du Premier ministre, quand il a appris l'incident.

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Le procureur de Brest, Jean-Philippe Recappé, a déclaré à l'AFP que, selon les premiers éléments "il s'agit d'un incendie criminel. Cela ne fait aucun doute. on trouve un reste de pneumatique, visiblement du carburant". "C'est un voisin qui s'est aperçu que quelqu'un a voulu mettre un incendie, il s'en est aperçu vers 14 heures. Ce n'est pas une résidence principale, cette maison n'était pas habitée", a ajouté le procureur qui n'était pas en mesure de dire quand les faits ont été commis.

"Rien ne justifie les intimidations"

Depuis l'annonce de cette tentative d'incendie, les réactions se multiplient. Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a témoigné : "Total soutien à mon ami Richard Ferrand suite à l’acte odieux commis à son domicile. Ceux qui intimident, menacent, agressent, vandalisent, brûlent, n’auront jamais le dernier mot en démocratie. Jamais." "Honte à ceux qui commettent de tels actes. Et soutien amical au Président de l’Assemblée nationale et à sa famille", a réagi le Premier ministre Edouard Philippe.

Selon les informations de LCI, Emmanuel Macron a été informé de l'événement dans la soirée et s'est entretenu avec Richard Ferrand. Quelques minutes plus tard,  Emmanuel Macron a exprimé toute sa "solidarité" au président de l'Assemblée sur Twitter.

Plusieurs domiciles et permanences d'élus de la majorité présidentielle ont été dégradés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" et certains d'entre eux ont fait l'objet de menaces, sur les réseaux sociaux mais aussi près de leurs domiciles. Richard Ferrand avait déclaré début janvier que ces "manœuvres d'intimidation n'avaient pas leur place en démocratie" en apportant son soutien à plusieurs députés visés.

Soutien dans l'opposition

Les messages de soutien se sont également multipliés dans les rangs de l'opposition. "Un acte honteux et consternant", a tweeté samedi matin le président des Républicains, Laurent Wauquiez. "Rien ne justifie les menaces et les violences contre les représentants de notre Nation." 

"Jusqu'où iront les provocations contre la République ? S'attaquer au président de l'Assemblée nationale, avec cette violence, c'est salir et nier la démocratie", a pour sa part déclaré samedi Gérard Larcher, adressant à Richard Ferrand, "au nom du Sénat" qu'il préside, "sa solidarité". 

Vendredi soir, Richard Ferrand avait également reçu le "soutien total" de la présidente du RN, Marine Le Pen, ainsi que la "solidarité" des députés LFI Alexis Corbière et Adrien Quatennens. Jean-Luc Mélenchon indiqué, dimanche, avoir adressé dans la nuit "un message personnel de solidarité" à Richard Ferrand "dans l'épreuve qu'il a vécue". 

"Merci à toutes celles et tous ceux, collègues de toutes sensibilités et compatriotes de tout notre pays, des témoignages de soutien", a écrit le président de l'Assemblée nationale dimanche sur Twitter. "Ma famille et moi y avons été très sensibles."

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