VIDÉO - "Attends bonhomme, c'est pas réglé" : Mélenchon avertit Macron sur la loi travail

OPPOSANT - Invité du JT de 20h de TF1 ce lundi soir, le leader de la France insoumise admet que le mouvement contre la réforme du code du travail n'est "pas au mieux de sa forme" et que les syndicats sont "divisés" sur la marche à adopter. Mais n'oublie pas d'interpeller (et de tutoyer) Emmanuel Macron.

Les ordonnances ont certes été signées mais Jean-Luc Mélenchon poursuit le combat. Invité du JT de 20H de TF1, le leader de la France insoumise, en première ligne contre la réforme du code du travail, a de nouveau dénoncé le projet d'Emmanuel Macron. "Attends bonhomme, c'est pas réglé", a lancé M. Mélénchon au chef de l'État en fin d'interview, après avoir admis que le mouvement contre la réforme du code du travail n'est "pas au mieux de [sa] forme". Le député FI appelle les syndicats à leurs responsabilités, et affirme qu'au sein de la France insoumise, "on a fait notre part du travail". 


"Le mouvement syndical est très divisé. Si ça continue comme si ça continue comme ça, en dépit des efforts de certains syndicats qui ont tout porté sur leur dos, nous pourrions aboutir à la plus grosse défaite du mouvement ouvrier qu'on a jamais vue depuis les trente dernières années", prévient Jean-Luc Mélenchon. "Là on parle du code du travail, du renversement de la hiérachie des normes", poursuit-il.

Tout en appelant le "mouvement social à se ressaisir", Jean-Luc Mélenchon a estimé que la politique du président relève d'une "vision de caste", et reprend à son compte la métaphore du président sur les riches associés à des "premiers de cordée". Pour le député FI, cela revient à dire que "dans la vie il y a les premiers de cordée, c'est ceux qui ont des sous et il ne faut pas leur jeter des pierres parce que sinon, c'est qu'on est jaloux, et il y a les premiers de corvée, c'est tous les autres, ils sont au chômage, il faut vérifier qu'ils ne sont pas des multirécidivistes du refus". 


L'occasion pour le candidat à la présidentielle de critiquer l'élargissement du CDI de chantier et de vanter sa proposition : instaurer un quota de 5% CDD dans les grandes entreprises et 10% dans les petites.

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