VIDÉO - Autonomie, indépendance, amnistie... Talamoni et Simeoni invités de LCI avant la venue en Corse de Macron

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INTERVIEW - A deux semaines de leur rencontre en Corse avec le président Macron, l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni et l'autonomiste Guy Simeoni étaient invités sur LCI de lundi 22 janvier 2018. Statut de l'Ile, exemple de la Catalogne, amnistie des prisonniers politiques... les deux élus ont répondu aux questions d'Audrey Crespo-Mara.

L'un est indépendantiste, l'autre est autonomiste. Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont répondu ce lundi 22 janvier 2018 aux questions d'Audrey Crespo-Mara sur LCI. Les élus s'apprêtent à rencontrer le Premier Minsitre ce lundi et les président de l'Assemblée nationale et du Sénat mardi, avant la visite en Corse du président de la République le 6 février, à l'occasion des 20 ans de la mort du préfet Erignac. 

Concernant le statut de la Corse, les deux élus n'ont pas exactement les mêmes visées.  L'indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, ne veut pas précipiter les choses : "Pour les dix ans qui viennent, il  n'est pas question d'engager un processus d'indépendance. Ce n'est pas une question à l'ordre du jour. Bien sûr que les indépendantistes demeurent pour l'indépendance à terme. Mais en ce qui nous concerne, dans le cadre de cette mandature, nous ne sommes pas dans la situation de la Catalogne". 


L'autonomiste Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, souhaiterait quant à lui voir l'île inscrite dans la Constitution comme une terre insulaire avec un statut particulier : "Dans la République telle qu'elle est, il y a des différences de traitement à chaque fois qu'il y a des différences de situation. En ce qui concerne la Corse, il y a une langue, une histoire, une culture, un phénomène d'insularité, des circonstances économiques particulières qui justifient à notre sens un statut d'autonomie. Un statut permettant soit des lois spécifiques, soit l'adaptation des lois générales". 

Nous savons bien que la question de l'amnistie dans l'affaire Erignac est un point infranchissableGilles Simeoni

Sur la question de l'amnistie des prisonniers politiques, Gilles Simeoni, avocat d'Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat du préfet Erignac, demande un rapprochement dans des prisons plus proches des familles : "Nous posons la question de l'amnistie en des termes de principe. A partir du moment où un conflit est terminé partout dans le monde, il y a amnistie. Et vous savez que nous avons activement milité pour la fin de la violence clandestine et que cette période douloureuse de l'histoire de la Corse est désormais définitivement derrière nous. Ceci étant posé, nous savons bien que la question de l'amnistie dans l'affaire Erignac est un point infranchissable. La moindre des choses est d'appliquer la loi à Yvan Colonna  comme à Pierre Alessandri et Alain Ferrandi -les trois personnes qui restent condamnées au titre de leur implication dans l'affaire Erignac. Je pense qu'il n'y a aucune raison juridique qui permettent d'exclure ces trois personnes du bénéfice d'un rapprochement. Je rappelle que la prison doit être la privation de libertés et rien d'autre. Ces personnes sont loin de leur familles, ce n'est pas normal". 

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