VIDÉO - Avant Laurianne Rossi : Chirac, NKM, Delanoë, Sarkozy... petites et grandes agressions sur les politiques

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POLITIQUES EN DANGER - Laurianne Rossi, députée REM attaquée ce dimanche sur un marché, n'est pas la première politique à faire l'objet d'une agression. Avant elle, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, Bertrand Delanoë, Philippe Douste-Blazy et plus récemment Nathalie Kosciusko-Morizet en ont aussi fait les frais, à des degrés divers.

Alors qu’elle distribuait des tracts sur l’action d’Emmanuel Macron sur un marché à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, la députée de la République en Marche, Laurianne Rossi, a été agressée ce dimanche par un homme opposé à la politique du président de la République. La députée, qui a déposé plainte, s'est dite "sonnée, un peu choquée". "Aucun désaccord politique ne peut justifier la violence, qui plus est contre les élus de la République et les femmes", a-t-elle réagi.

Laurianne Rossi n'est pas la première dirigeante politique française à faire l'objet d'une agression. Maire de Lourdes, l'ancien ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy fut poignardé en mai 1997 dans sa ville, alors qu'il circulait sans protection particulière. Le maire de Paris Bertrand Delanoë reçut également des coups de couteau lors de la première Nuit blanche, à Paris, en octobre 2002. Son agresseur, qui avait tenu des propos homophobes, bénéficiera d'un non-lieu en raison de son état mental et sera interné en hôpital psychiatrique. Autre élu agressé à coups de couteau, le député UMP des Bouches-du-Rhône Bernard Reynès, qui fut frappé à trois reprises par un "déséquilibré", en même temps que d'autres élus locaux, en 2013, le jour de la commémoration du 11 novembre.


Plus récemment, Nathalie Kosciusko-Morizet,  ancienne ministre et alors candidate pour entrer à l'Assemblée nationale, a été victime d'une agression le 15 juin dernier alors qu'elle distribuait des tracts, dans la 2e circonscription de Paris. Un homme d'une cinquantaine d'années lui a envoyé sa pile de tracts au visage, sur un marché où elle faisait campagne dans le Ve arrondissement. Le procès de l'agresseur a eu lieu début juillet. Quatre mois de prison avec sursis ont été requis contre lui, le jugement a été mis en délibéré au 7 septembre.

Les chefs d'Etat pas épargnés

Les cibles peuvent aussi être au sommet de l'Etat. Ainsi, le 14 juillet 2002, jour de la fête nationale, c'est le président de la République Jacques Chirac qui fit l'objet d'une tentative d'assassinat par le militant d'ultra-droite Maxime Brunerie. Ce dernier parvint tout de même à faire feu mais ratera sa cible, avant d'être neutralisé par des spectateurs du défilé présidentiel. 


Autre chef de l'Etat à être visé, le président Sarkozy en 2011. Solidement agrippé par un employé municipal de Brax (Lot-et-Garonne), le président ne fut emporté que quelques secondes, avant d'être attrapé par les services de sécurité. L'agresseur sera condamné à six mois de prison avec sursis. Le chef de l'Etat n'avait pas porté plainte.

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