VIDÉO - Avortement, homosexualité, monoparentalité : Macron rend un hommage aussi appuyé qu'étonnant à l'Eglise

Politique
DISCOURS - Le président de la République prenait la parole, lundi 9 avril, devant les catholiques, à l'invitation de la Conférence des évêques de France, au collège des Bernardins. Un discours jugé "très maladroit et choquant" par le président de SOS Homophobie.

S'exprimant devant la Conférence des évêques de France, qui l'avait invité au collège des Bernardins, à Paris, le Président Macron a eu des mots bienveillants à l'égard de l'Eglise catholique, lundi 9 avril. Alors qu'il s'exprimait sur le rôle que jouait l'institution religieuse dans la société française, Emmanuel Macron a en effet assuré que, "chaque jour l’Eglise accompagne des familles monoparentales, homosexuelles ou ayant recours à l’avortement en essayant de concilier ses principes et le réel." 

Un hommage particulier, alors que l'Eglise se voit régulièrement reprocher ses positions conservatrices sur le mariage homosexuel et l'avortement, ayant participé en force aux défilés de la Manif pour tous et s'opposant encore officiellement à l'interruption volontaire de grossesse. Des questions qu'Emmanuel Macron avait, quelques instants plus tôt, et au grand étonnement du député PS Luc Carvounas, qualifié de "réalité complexe et contradictoire".

Interrogé par LCI, le président de SOS Homophobie Joël Deumier évoque un "discours très maladroit et choquant qui témoigne d'une méconnaissance des familles homoparentales, notamment quand il parle de 'familles homosexuelles' ou qu'il parle de famille au singulier avant de se reprendre".


"C'est invraisemblable parce qu’il affirme que l’Eglise accompagne les familles homoparentales, alors qu’en réalité l’Eglise s’oppose à la pleine reconnaissance des familles homoparentales, du droit des enfants et de la protection des familles." Et de conclure : "Il essaie de faire un pas vers l’Eglise mais il oublie que, derrière, des milliers de familles françaises ont le droit d’être reconnues par la République et ne le sont pas aujourd’hui. Et ça il n’en parle pas".

Le tout s'est inscrit dans un discours où Emmanuel Macron a donné aux inquiétudes de l'Eglise sur les questions de bioéthique une légitimité inattendue : "J'entends la place essentielle que vous nous donnez dans cette société à la famille. Aux familles, oserais-je dire. [...] Je dis simplement que là aussi, il faut trouver la limite. Car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s'étendre à l'infini sans remettre en cause l'idée même de l'homme et de la vie".

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