VIDÉO - #Balancetonporc : pour Christine Boutin, la dénonciation du harcèlement "complique" la relation hommes-femmes

INVITEE POLITIQUE - L'ancienne ministre, qui vient d'annoncer sa retraite politique, était l'invitée de 24 Heures Pujadas, sur LCI, ce lundi. Interrogée sur l'après-affaire Weinstein, l'ancienne députée chrétienne-démocrate s'est inquiétée des conséquences de cette vague de dénonciation de harcèlement sexuel sur les relations entre les deux sexes.

Christine Boutin s'alarme des suites de l'affaire Harvey Weinstein, le producteur américain visé par de multiples accusations d'agression sexuelle. Invitée de LCI ce lundi, l'ancienne ministre, qui vient d'annoncer sa retraite politique pour se consacrer à la théologie, a largement relativisé les bénéfices du hashtag #balancetonporc, à travers lequel des centaines de femmes ont décidé de dénoncer sur Twitter des faits présumés de harcèlement ou d'agressions sexuelles dont elles disent avoir été victimes. 


"Bien sûr qu'il faut que la parole des femmes se libère", a admis l'ex-patronne du Parti chrétien-démocrate (PCD), proche de La Manif pour tous et des catholiques ultra-conservateurs. "Mais", a-t-elle immédiatement poursuivi, "je suis assez choquée par le fait que la sexualité est omniprésente aujourd'hui. On laisse entendre que toutes les femmes ont été touchées par le problème du harcèlement". 

"Allons à la police !"

Ce qui "choque" l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, à travers ces dénonciations, "c'est qu'on laisse entendre que toutes les relations sexuelles sont dévoyées. Les relations entre les hommes et les femmes sont systématiquement dévoyées".

Il y a une lutte entre hommes et femmes porteuse de violencesChristine Boutin

Christine Boutin estime aussi que si "le harcèlement existe certainement", "on ne parle pas du harcèlement vis-à-vis des hommes, ou entre les hommes". Celle qui avait brandi il y a 20 ans la Bible à l'Assemblée nationale lors des débats sur le Pacte civil de solidarité, auquel elle s'opposait farouchement, a estimé que les femmes victimes de harcèlement devaient "aller à la police". "Le corpus juridique existe depuis longtemps."


Ce samedi, l'ex-ministre avait eu des mots beaucoup plus durs pour les femmes qui tweetaient avec le hashtag #balancetonporc. Lors d'une conférence de presse à Rambouillet (Yvelines), elle avait dénoncé un "dégueulis d'accusations" et défendu "la grivoiserie" comme une composante de "l'identité française".

Tout savoir sur

Tout savoir sur

#BalanceTonPorc, le hashtag qui réveille les consciences contre le harcèlement

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter