VIDÉO - "Barbu en djellaba", "prof en jeans dégueulasses" et jeunes qui "pleurent sur les APL" : Claire O’Petit, députée "Grande gueule"

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PORTRAIT - Élue députée sous l’étiquette de la République en Marche, l’ancienne commerçante Claire O’Petit, bien connue des auditeurs de RMC, s’est fait remarquer cette semaine en reprochant aux jeunes de "pleurer" après l’annonce de la baisse des APL.

Les auditeurs de RMC, en particulier ceux qui écoutent régulièrement l’émission "Les Grandes Gueules" connaissent son franc-parler. Ils n’ont donc guère été surpris par les récents propos de la nouvelle députée de la République en Marche, Claire O’Petit, sur la baisse des APL de cinq euros mensuels prévue à partir d’octobre. 


"Si à 18 ou 24 ans, vous commencez à pleurer parce qu'on vous enlève cinq euros, qu'est-ce que vous allez faire de votre vie", a déclaré au Huffington Post, il y a quelques jours, la chroniqueuse radio, qui fut longtemps commerçante avant de prendre sa retraite. 

Quelle que soit la pertinence de cette remarque, elle a offert à son auteure une notoriété nouvelle. Pourtant, ce n’est pas la première fois que Claire O’Petit (67 ans) se distingue de la sorte. En effet, depuis 2005 sur RMC, elle ne se prive pas de commenter l’actualité avec une bienveillance toute singulière. 

En 2012 par exemple, elle s’était quasiment vantée de vouloir rouler sur "un barbu en djellaba". Alors qu’un chroniqueur des Grandes Gueules, Franck Tanguy, lançait au micro : "Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j'ai envie d'accélérer, je vous le dis", elle avait répondu très sérieusement : "Moi ça me l’a toujours fait hein, c’est pas nouveau".


Autre cible de la nouvelle parlementaire, les Roms. Toujours au micro de RMC, elle s’était emportée contre eux en août 2011, comme le rappelle BuzzFeed qui a récemment compilé ses "sorties" les plus distinguées. "Pourquoi ils dégueulassent systématiquement les trottoirs ? Pourquoi ils nous agressent systématiquement à 5 ou 6 autour d’une voiture ? Merde!" 


Celle qui siège désormais à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a également une opinion avisée sur les professeurs. A ses yeux, s’ils rencontrent parfois des difficultés dans leur classe, c’est avant tout en raison de… leur allure. "Vous arrivez en classe avec des jeans dégueulasses, avec des cheveux qui sont pas possibles. Comment voulez-vous que les enfants vous respectent alors que vous vous ne les respectez pas dans votre tenue vestimentaire", avait-elle plastronné sur RMC en 2015.

Si Claire O’Petit entame son premier mandat à l’Assemblée, elle n’est toutefois pas novice en politique. Dès les années 2000, elle se fait élire sur la liste PS aux élections municipales d’Épinay-sur-Seine, dont elle est originaire. En désaccord avec la ligne politique, elle change rapidement de crèmerie et s'engage à l'UDF. En 2012, elle est candidate aux législatives dans l’Eure sous l’étiquette Modem. Elle ne recueille que 1,63%.


Cinq ans plus tard, alors que le FN avait fait courir le bruit qu'elle avait accepté de se présenter sous sa bannière, c'est flanquée de la bannière La République en Marche, dont certains membres avaient contesté son investiture, qu'elle a fait son entrée au Palais Bourbon après avoir obtenu près de 56% des voix au second tour des législatives. Ce mandat de députée va ainsi permettre à Claire O’Petit d’éclairer, pendant 5 ans, le débat public. A sa façon bien sûr… 

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