VIDÉO - Christophe Castaner sur les Gilets jaunes : "On n'est pas sur un phénomène de masse"

VIDÉO - Christophe Castaner sur les Gilets jaunes : "On n'est pas sur un phénomène de masse"
Politique

INTERVIEW - Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, était l'invité politique de LCI ce vendredi 30 novembre. Il est revenu sur l'organisation de la journée du 1er décembre en matière de maintien de l'ordre sur le rassemblement des Gilets jaunes. Voici ses principales déclarations :

Après deux week-ends mouvementés, une nouvelle mobilisation à prévoir. Plusieurs Gilets jaunes appellent à un troisième rassemblement consécutif à Paris, sur les Champs-Elysées, ce samedi 1er décembre. Les autorités tentent de s'organiser en amont afin d'éviter tout débordement. Samedi 24 novembre, les heurts entre manifestants et forces de l'ordre avaient fait 24 blessés. 

Christophe Castaner le confirme donc ce matin sur LCI : non, demain samedi 1er décembre, les Champs-Elysées ne seront pas fermés. "Je ne veux pas interdire les champs-Elysées, y compris aux Gilets jaunes. On va mettre un périmètre contrôlé sur tous les accès des Champs-Elysées" a-t-il précisé. "Les personnes seront systématiquement fouillées, il y aura des contrôles d'identité et de la vidéo-surveillance." Par ailleurs, les manifestants munis d'un gilet jaune pourront eux aussi passer : "Je souhaite qu'on interdise toute arme par destination, mais les Gilets jaunes ne seront pas interdits."

La crainte de l'ultra-droite

Le ministre est revenu sur ce mouvement qu'il estime, dans "quasi-totalité pacifique", mais "infiltré par des casseurs". "L'ultra-droite a appelé à un rassemblement et sera peut-être sur les Champs-Elysées, samedi. (...) Ma crainte, c'est l'infiltration de l'ultra-droite pour casser parmi les Gilets jaunes, rejoints le soir par l'ultra-gauche." 

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Une occasion supplémentaire pour Christophe Castaner d'inviter "celles et ceux qui manifestent en particulier en province à prendre contact avec la préfecture, pour qu'on puisse sécuriser. La responsabilité, elle se partage". Le ministre n'a pas souhaité détaillé le nombre de policiers mobilisés.

Pas un phénomène de masse

Tout en craignant des débordements et déplorant des "blessés parmi les forces de l'ordre" au cours des derniers rassemblements, Christophe Castaner a tenu à relativiser quelque peu le mouvement des Gilets jaunes, arguant, qu'"aujourd'hui, on n'est pas sur un phénomène de masse". Il ajoute : "Hier (vendredi, ndlr), il y avait 13.000 personnes mobilisées sur toute la France." 

Et de revenir sur la récupération politique dont le mouvement fait l'objet : "J'ai la liste des 250 casseurs d'ultra-droite qui ont répondu à cette sorte d'invitation de Marine Le Pen à venir sur les Champs-Elysées. (...) Bien sûr nous laisserons passer les personnalités politiques sur les Champs-Elysées. J'espère juste que monsieur Mélenchon ne bousculera pas les policiers qui lui demanderont d'ouvrir son sac."

Le tacle à Hollande

L'ancien membre de la majorité sous Hollande est également revenu sur le récent soutien de l'ancien président de la République au mouvement des Gilets jaunes. De quoi agacer un tantinet le ministre de l'Intérieur : "C'est un président amnésique et cynique, il a oublié son bilan, c'est sûr."

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Castaner tacle Hollande, "un président amnésique et cynique"

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Il reprend là les éléments de langage du chef de l'Etat. Depuis l'Argentine, Emmanuel Macron a lui aussi réagi aux propos de son prédécesseur, qui enjoint les manifestant à "continuer à prendre la parole" : "Que voulez-vous, le cynisme fait partie de la vie politique!" a-t-il lâché. 

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