VIDÉO - Coronavirus, retraites : ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe sur TF1

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Politique

RÉCAP’ - Quelques heures après avoir annoncé le recours à l’article 49-3 pour faire passer sans vote le projet de réforme des retraites, à l'issue d'un Conseil des ministres exceptionnel dédié au coronavirus, le Premier ministre était l'invité du 20H de TF1 ce samedi soir.

Ses explications étaient attendues. Nul n'imagine cependant qu’elles aient satisfait les oppositions. Le Premier ministre Edouard Philippe était l’invité du JT de 20H de TF1 ce samedi soir quelques heures après sa décision, annoncée en fin d’après-midi à l’Assemblée nationale, de déclencher l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer, sans vote, le projet de réforme des retraites. 

Une procédure engagée dans la foulée d'un Conseil de Défense et d'un Conseil des ministres "exceptionnels" consacrés à la propagation du coronavirus, qui se sont tenus dans la matinée à l'Élysée. Une double actualité sur laquelle le chef du gouvernement est revenu face à Anne-Claire Coudray. 

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Alors que la France a atteint ce samedi le cap des 100 cas de contamination au coronavirus sur son territoire, Edouard Philippe l’a assuré : "Notre système sanitaire est solide et nous avons toutes les armes pour faire face." Enjoignant la population à "se laver les mains" pour limiter la propagation, le Premier ministre a souligné que les autorités mettaient tout en œuvre pour affronter la situation et a en outre (ré)affirmé que les élections municipales auraient lieu comme prévu les 15 et 22 mars prochain. "Je ne veux ni faire peur, ni faire comme si tout cela n'est pas grave. Je dis aux Françaises et aux Français que nous avons un plan, nous prenons des mesures qui ont pour objectif de ralentir au maximum la circulation du virus pour éviter ou retarder au maximum le passage au stade 3, quand le virus circule librement sur le territoire." 

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Quid d’une éventuelle fermeture des frontières, réclamée notamment par Marine Le Pen et le Rassemblement national ? "En fait, cela ne sert à rien", a fait valoir Edouard Philippe. "Les virus traversent les frontières. La question n'est pas tellement d'interdire  les frontières ; la question, c'est de traiter les cas. De faire en sorte que lorsqu'on identifie un cas, on l'isole, comme c'est le cas dans le 'stade 2', on l'hospitalise quand c'est nécessaire et qu'on puisse remonter la chaîne des cas liés et des contacts liés pour vérifier qu'il n'y a pas d'infection, c'est un très gros travail, il est très bien fait. Je voudrais dire un mot à nos concitoyens qu'ils peuvent et qu'ils doivent avoir confiance dans le système de santé."

Recours au 49-3 : "J’ai choisi de prendre mes responsabilités"

Interrogé ensuite sur le déclenchement de l’article 49-3 de la Constitution, annoncé ce samedi après-midi dans l’hémicycle après avoir été validé en Conseil des ministres dans la matinée, le chef du gouvernement a affirmé que sa décision n’avait "aucun lien avec le coronavirus", expliquant avoir "choisi de prendre [ses] responsabilités". 

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"Pendant des heures, on a discuté du titre de la loi. Le débat parlementaire, ce n'est pas pour une toute petite minorité de s'accaparer la totalité du temps du parole pour ne pas faire en sorte que le débat de fond puisse prospérer. C'est de ça qu'il s'agissait, d'une logique d'obstruction assumée. L'objectif, c'était que ça n'avance pas", a-t-il détaillé. "J'utilise le 49-3 qui est une procédure parfaitement constitutionnelle. (…) C'est un instrument offert au gouvernement par la Constitution pour sortir l'Assemblée, en l'occurrence de l'ornière, et faire en sorte qu'on puisse avancer."

Et de conclure : "Le texte sur lequel j'ai engagé ma responsabilité n'est pas le texte initial que j'ai déposé à l'Assemblée nationale. C'est un texte dans lequel j'ai intégré tous les accords, toutes les convergences entre les organisations syndicales et patronales et un très grand nombre d'amendements, qui n'ont pas été forcément discuté par l'Assemblée nationale, proposés par la majorité mais aussi des parlementaires de l'opposition. Le texte va continuer à vivre car il va passer au Sénat où il y aura un débat. Il sera ensuite de retour à l'Assemblée nationale où il pourra être enrichi des travaux de la Conférence de financement. Autrement dit, ce n'est pas une fin, c'est une étape qui met un terme à un non-débat. Ce que je regrette mais vraiment l'Assemblée nationale ne peut pas être une zone d'obstruction, de non-débat. Il faut que les choses avancent dans notre pays."

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