VIDÉO - Micros oubliés, prises de bec et courses à 5 euros : un premier mois haut en couleurs à l'Assemblée

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BILAN - Bientôt les vacances pour les députés. L’occasion pour les nouveaux de revoir un peu le règlement… Entre les couacs, les styles vestimentaires ou encore la vice-présidente qui se fait souffler son texte, LCI revient sur ce premier mois de mandature.

A l’Assemblée, il y ceux qui ont préféré sécher ce premier mois de mandature. Et ceux qui se sont confrontés aux premiers débats. Là, sur les bancs du Palais Bourbon, ils ont découvert à quoi pouvait ressembler la vie parlementaire. Pas simple pour tout le monde. 

  • 1Alexis Corbière est arrivé avec ses courses

    Mercredi 26 juillet, le député de la France insoumise a voulu dénoncer la décision gouvernementale de baisser de cinq euros les aides au logement de cinq euros. Pour ce faire, Alexis Corbières est arrivé avec son panier de courses

    "5 euros, c'est une somme qui permet de se nourrir pendant quelques jours pour beaucoup de personnes. J'ai fait les courses ce matin, elles sont là", a-t-il lancé au Premier ministre visiblement peu satisfait d’une telle démonstration. A ses côtés, Jean-Luc Mélenchon montrait paquets de nouilles, riz, boîtes de conserve et autres sachets de pain de mie.

  • 2François Ruffin se fait reprendre pour sa chemise débraillée

    Le député de la Somme s’était déjà illustré pour "l'épisode" des cravates. Le 27 juillet, il s’est fait reprendre par les députés de pour une tenue qu’ils ont jugée débraillée. 

    François Ruffin a tenté de prendre la parole, mais rapidement, il est interrompu par des brouhahas sur les bancs de la droite. L'un d'eux lui lance : "La chemise dans le pantalon, c'est dans les usages !". "A poil !", lance alors Claude Goasguen (LR). Réponse du député FI : "Bon, ça doit être un problème central dans cette Assemblée..."

    Visiblement excédé, Jean-Luc Mélenchon ajoute son grain de sel. "On n'est pas en Iran pour la police des vêtements", lance l'ex-candidat.

  • 3D’autres ont oublié que les micros étaient allumés

    Le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a été surpris le 12 juillet  en séance en train de glisser à voix basse un commentaire désobligeant "Putain, il est chiant, lui…" Tentative de rattrapage de l'intéressé : ce message n'était pas destiné au député communiste Jean-Paul Dufrègne qui s'exprimait mais "à un message qu'[il avait] reçu par SMS". 

    Le 20 juillet, c’est au tour de  Yaël Braun-Pivet (REM) de parler un peu trop dans un micro resté ouvert. Le vice-président Stéphane Mazart décide de faire une pause et de suspendre les travaux. Sa présidente se penche alors vers lui et en rajoute une jolie couche… sans réaliser que le micro de Stéphane Mazart est toujours ouvert. "Attends, on a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue", lâche-t-elle, passablement énervée. "Naïma, elle fait ce qu'elle peut. Et on avait un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré." La "responsable de texte" n'est autre que Paula Forteza, députée REM de la deuxième circonscription des Français de l'étranger, autrement dit l'Amérique latine et les Caraïbes. Elle appréciera. Elle a depuis présenté des excuses très appuyées dans l’hémicycle. 

  • 4Les rappels aux règlements

    Les débats ont aussi été chaotiques. De fait, plusieurs députés ont brandi le célèbre réglement de l'Assemblée nationale en pleine séance pour faire un rappel au règlement, le moyen de base pour ralentir les débats quand ceux-là leur paraissent hors de contrôle.

    D’autres ont choisi de pointer du doigt l'absentéisme des chefs de file de la République en marche. C’est le cas de Christian Jacob (LR), qui a fustigé l’absence remarquée du président du groupe REM, du secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement ou encore le président François de Rugy dont le téléphone sonne dans le vide. Aussi, pour montrer leur désaccord, les députés Les Républicains ont quitté l’hémicycle. De même pour les députés de la France Insoumise. 

  • 5La vice-présidente qui ne savait pas présider

    S’il devait y avoir un moment plus gênant que les autres, ça serait celui-ci, en date du 27 juillet. Lors du débat sur la loi de moralisation, un administrateur murmurait à l'oreille de Danielle Brulebois ce qu'elle devait dire. Peu habituée à animer les débats, à l'instar de certains de ses autres collègues vice-présidents, elle a  visiblement été dépassée. L'administrateur à ses côtés vole alors à son secours en lui soufflant à l'oreille ce qu'elle devait dire. Le micro était là aussi resté ouvert. Dommage. 

Une ultime séance de débats sur l'un des textes de moralisation politique est programmée le 9 août à l'Assemblée. Pour le plus grand désespoir de Jean-Luc Mélenchon et certains de ses collègues, qui ont grand hâte d'être en vacances.

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