Déconfinement : "Nous devons retourner au travail", souligne Bruno Le Maire

Déconfinement : "Nous devons retourner au travail", souligne Bruno Le Maire
Politique

REPRISE - En direct de Bercy, le ministre de l'Economie et des Finances a répondu aux questions d'Elizabeth Martichoux ce mercredi sur LCI, invitant les Français "à se retrousser les manches tous ensemble pour que le retour à l'activité se fasse dans les meilleures conditions possibles".

"Nous devons retourner au travail." Au lendemain de  la présentation du plan de déconfinement d'Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Economie et des Finances, qui répondait aux questions d'Elizabeth Martichoux  ce mercredi sur LCI, s'est voulu catégorique au sujet de la reprise de l'activité, "indispensable pour la nation française".

"Il faut préparer la reprise économique et nous la réussirons que si nous la préparons collectivement", a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu'"il faut que nous nous retroussions les manches tous ensemble pour que le retour à l'activité se fasse dans les meilleures conditions possibles". 

Faisant part d'un "message d'optimisme" à l'adresse des salariés et des chefs d'entreprise, il a invité ces derniers ainsi que "tous ceux qui ont des sièges sociaux où plusieurs centaines de personnes travaillent" à préparer ce 11 mai en étudiant "comment ils peuvent gérer les flux, la restauration collective...". Et de préciser sur ce point : "Le télétravail est une solution appropriée pour que les choses se fassent progressivement."

"Il faut être lucide, il y aura des faillites et des pertes d'emploi"

S'agissant des conséquences lourdes et inévitables de cette crise sur le plan économique, Bruno Le Maire s'est voulu optimiste mais réaliste, précisant ne jamais "avoir caché la gravité de la crise aux Français", en faisant "dès les premiers jours la comparaison avec la grande récession de 1929". 

"Nous allons nous relever, nous allons faire le maximum pour ça" mais "il faut être lucide, il y aura des faillites, quoi que nous fassions, nous le savons et c'est bien pour ça que je ne cesse de renforcer les dispositifs pour aider les entrepreneurs, il y aura des pertes d'emploi."

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Le ministre a également tenu a rappeler "la démarche qui est la (s)ienne , la même depuis le début : soutenir massivement", évoquant à ce sujet "les plus petits entrepreneurs qui prennent cette crise en plein dans la figure et qui sont en plein désarroi" et "la liberté pour chaque entrepreneur d'ouvrir s'il se sent prêt (...) et s'il a les épaules suffisamment solides".

Un plan de relance, mais "pas avant la rentrée"

Afin de protéger les entreprises françaises en difficulté du fait de la crise, Bruno Le Maire a également annoncé que la France allait renforcer son contrôle des investissements étrangers. Le seuil de déclenchement du contrôle des investisseurs non européens prenant des parts dans une grande entreprise française sera "abaissé de 25% à 10%" jusqu'à la fin de l'année, et de manière plus générale le contrôle sera élargi au secteur des biotechnologies, a-t-il annoncé.

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Le ministre a enfin indiqué "commencer à travailler" sur "le troisième temps qui sera celui de la relance" et qui sera marqué par "plus d'investissement des entreprises, un soutien à la demande des ménages, un soutien aux secteurs qui ont été le plus
durement touchés : le tourisme, l'aéronautique, l'industrie automobile". Et de souligner que "la définition, la mise sur pied du plan de relance" ne se fera "certainement pas avant la rentrée septembre/octobre."

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