VIDÉO – Démission du général de Villiers : quand Macron recadrait sèchement le chef d'état-major des armées

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DÉSACCORD - Le président Emmanuel Macron a porté une violente charge ce jeudi contre les critiques émises en interne par Pierre de Villiers sur le budget des armées mis au régime sec. Il a dans le même temps annoncé une hausse "dès 2018" de l'effort de défense.

Si vous avez un message à faire passer à Emmanuel Macron, mieux vaut le faire directement. Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, a payé pour l’apprendre, lui qui a critiqué le 12 juillet dernier devant des députés le train d'économies de 850 millions d'euros imposé à la Défense en 2017, jugeant la trajectoire budgétaire "non tenable" pour les armées, puis affirmant qu'il ne se laisserait pas "baiser" par Bercy. Le président de la République a profité de son discours aux armées le lendemain, à l'Hôtel de Brienne, à Paris, pour lui répondre de façon cinglante.

"Il ne m’a pas échappé que ces derniers jours ont été marqués par de nombreux débats sur le budget de la Défense. Je considère, pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire", a-t-il en effet lâché, le regard noir, dans une allusion évidente. Avant de promettre une hausse dudit budget "dès 2018". 


Le 14-Juillet, les deux hommes avaient tout de même défilé côte à côté sur les Champs-Elysées et avaient ensuite convenu d'un entretien le vendredi 21 juillet prochain pour faire le point sur leur désaccord. Mais finalement, en présentant sa démission, qui a été acceptée par Emmanuel Macron ce mercredi, Pierre de Villiers a décidé d'imposer son calendrier au président.

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