Philippe, candidat aux municipales ? Stanislas Guerini espère qu'il reste Premier ministre "aussi longtemps que possible"

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L'INTERVIEW POLITIQUE - Stanislas Guerini, délégué général de la République en marche, était l'invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI ce lundi 9 septembre 2019. L’occasion de revenir sur le show d'Edouard Philippe lors de l'université d'été de la République en marche et également les "divergences" avec le Modem.

Au lendemain de l'université d'été de la République en marche, Stanislas Guerini, délégué général du parti présidentiel, était l’invité de l’interview politique d'Elizabeth Martichoux ce lundi 9 septembre sur LCI. Celui qui est à la tête de LaREM est revenu sur les déclarations d'Edouard Philippe qui a affirmé qu'une candidature pour les municipales à Paris n'aurait "aucun sens". Interrogé sur ces déclarations, Stanislas Guérini a affirmé ce matin sur LCI : "Ça n’était pas une surprise pour moi, j’avais déjà eu cet échange avec le Premier ministre (…)  Benjamin Griveaux est un bon candidat".

Mais comme le fait remarquer Elizabeth Martichoux à Stanislas Guerini, le Premier ministre n'a pour autant pas fermé la porte à une candidature dans sa ville de cœur, Le Havre.

"La porte est ouverte", a affirmé le patron de LaREM qui souhaite que la question soit tranchée "dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent". "Si Edouard Philippe souhaite se présenter au Havre, il aura évidemment le soutien de la République en marche", affirme-t-il.

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Edouard Philippe, candidat aux municipales ? "Je souhaite qu'il puisse rester Premier ministre le plus longtemps possible", affirme Stanislas Guerini

Mais si Edouard Philippe peut être candidat, Stanislas Guerini le souhaite-t-il ? "Je trouve qu'on a un excellent Premier ministre (...) Je crois que nous avons besoin d'un bon Premier ministre. Il est loyal, il n'a pas d'agenda caché", dit-il. "Je souhaite qu'il puisse rester Premier ministre aussi longtemps que possible. Mais vous savez, ce n'est pas ma décision, c'est celle du président de la République".

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Toujours sur la thématique des municipales 2020, Stanislas Guerini a également évoqué les possibles dissensions avec le parti de François Bayrou, également présent à l'université d'été de LaREM. "On a beaucoup monté ça en épingle. J’ai été le voir à Pau cet été, je n’ai pas vu un partenaire en colère", a estimé le patron des marcheurs. "Il peut y avoir des divergences. Mais les villes où on sera d’accord avec le Modem, ce sera l’immense majorité des villes", a-t-il ajouté.

Le délégué général a aussi parlé de la candidature de Christian Estrosi à la mairie de Nice et sur un éventuel soutien du parti présidentiel à l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, toujours en carté chez les Républicains. "Oui, on pourrait soutenir Estrosi. C’est une possibilité que je ne ferme pas. Nous prendrons nos décisions dans les prochaines semaines, en septembre et octobre", dit-il. Mais pourquoi une possible alliance avec un candidat LR ? "Il n’y a pas beaucoup de villes de FN et je vais tout faire pour qu’il y en ait le moins. La stratégie du FN, c’est de créer des problèmes. Je ne crois pas que l’on puisse parler de gestion exemplaire."

Marine Le Pen utilise un "fond commerce de peur"

Pour sa rentrée politique dimanche à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a décidé de marquer les esprits. "La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique !", a dit la présidente du RN, critiquant encore la "submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée" et souhaitant lors des élections municipales de mars 2020 "placer la sécurité au cœur du débat politique".

A cela, le délégué général a réagi : "Marine Le Pen met des problèmes sur la table, des drames. Elle utilise son fond de commerce, un fond de commerce de peur, et ce, sans trouver de solutions (…) Nous portons un regard lucide sur l’immigration, c’est pour cela que le président a souhaité que nous ayons un débat à l’Assemblée nationale sur ce sujet. L’objectif à ce stade n’est pas de prendre des mesures (…) Il faut objectiver les choses."

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