VIDÉO - Effigie de Macron pendue pendant une manifestation : François de Rugy réclame des "condamnations unanimes"

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GRAND JURY - Ce samedi, un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été pendu, frappé puis brûlé pendant une manifestation contre la politique du gouvernement à Nantes. Invité du Grand Jury, François de Rugy a demandé que les responsables politiques et syndicaux condamnent cet acte.

Près de 2000 personnes ont manifesté ce samedi 8 avril à Nantes (Loire-Atlantique) contre la politique du gouvernement et notamment la réforme de l'université et celle de la SNCF. Un rassemblement marqué par une mise à mort symbolique du président de la République Emmanuel Macron qui a choqué des cadres du parti majoritaire La République En Marche. 


Interrogé sur cette "mise en scène", François de Rugy n'a pas masqué sa consternation lors du Grand Jury sur LCI / RTL / Le Figaro : "C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? (…) Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations." 

François de Rugy fustige la dérive violente d'une telle "mise en scène" : "La dérive violente que certains instrumentalisent, la manière dont ils soufflent sur les braises, il faut absolument, quand on est responsable politique qui a le sens de l’intérêt général et de la paix civile, dire stop !"

De la "revendication sociale" en "appel au meurtre"

La députée et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé et la députée Anne-Laurence Petel, membre du bureau exécutif de LREM, se sont également exprimées sur les réseaux sociaux. La première a taclé les manifestants sur "leur troisième tour social", avec une citation des Misérables de Victor Hugo. La seconde, elle, a regretté que l'on transmue la "revendication sociale" en "appel au meurtre".

Est-ce ce genre de mise en scène s'avère symptomatique des convulsions actuelles du pays, laissant augurer d’un embrasement ? Le président de l'Assemblée nationale se montre péremptoire : "on ne peut pas faire de réforme sans grève ou manifestation". 

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