VIDÉO - Emmanuel Macron et les pauvres "qui déconnent" : Eric Woerth fustige "un mépris de classe"

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Grand débat national : l'heure des annonces

INTERVIEW - Le député LR et président de la commission des finances était l'invité de Christophe Jakubyszyn, mercredi 16 janvier sur LCI. Il est revenu sur la dernière "petite phrase" du président de la République, prononcée à Gasny, quelques heures avant son premier oral du Grand débat national.

"Il y en a qui font bien, il y en a qui déconnent". Invité à commenter la phrase d'Emmanuel Macron sur les "personnes en difficulté", prononcée hors caméra le 15 janvier à Gasny, le député Les Républicains Eric Woerth n'y est pas allé par quatre chemins, mercredi 16 janvier sur LCI. L'ancien ministre du Budget a bien reconnu un "franc-parler" au président, tout comme il s'est accordé avec lui sur le fond de son propos : "Bien sûr qu'il y en a qui font n'importe quoi [...], qui abusent du système."

Mais c'est pour aussitôt rappeler qu'on ne pouvait pas "dire n'importe quoi quand on est président". L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, lui-même jamais avare d'une sortie clivante lors de son exercice du pouvoir, a dû retenir la leçon : "Toutes ces petites phrases ont fait beaucoup de mal parce qu'elles ont installé l'idée que le président était arrogant. Et l'arrogance, ça ne marche pas, en France."

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"La France est éruptive"

Rebondissant sur le sentiment de "déclassement" porté par les Gilets jaunes, le patron de la Commission des finances à l'Assemblée nationale poursuit : "Les Français sont prêts à faire des efforts. Ils sont prêts de temps en temps à être oubliés, mais ils sont pas près à être méprisés." Et, alors que le chômage de masse "diminue très peu", Eric Woerth estime que le "mépris de classe" formulé par le pouvoir à travers ses multiples algarades ne peut constituer une réponse à cette crise. "La France est éruptive, c'est un volcan jamais endormi, toute son histoire le montre."

Le protagoniste de l'affaire Bettencourt, qui reproche par ailleurs au pouvoir de n'avoir pas été "jusqu'au bout de la réforme de l'ISF, en supprimant l'IFI", conclut sur ce chapitre en adressant une réponse générale au président, qui aime à rejeter la responsabilité de la situation sur ses prédécesseurs.  "Ce qu'il s'est passé, Emmanuel Macron en est responsable. C'est pas 20 ans ou 30 ans d'erreurs accumulées que le président prendrait sur ses épaules en arrivant au bout de deux ans. Il est responsable de cela au travers de son attitude, de l'exerecice du pouvoir qui est le sien, des mesures qui ont été prises, souvent à contre-sens, totalement incompréhensibles."

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