VIDÉO - "Illettrées", "fainéants", "bordel" : Emmanuel Macron, habitué de la petite phrase polémique

RÉTRO - Le 4 octobre, le chef de l'Etat s'est retrouvé au coeur d'une nouvelle polémique après des propos tenus lors d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine. Mais la première controverse déclenchée par celui qui est alors ministre remonte à 2014. Avant son interview sur TF1 dimanche soir, LCI revient sur ces déclarations pas très consensuelles.

Et de trois, depuis le début de son mandat de Président. Mais si l'on remonte plus loin, Emmanuel Macron compte déjà un bon nombre de déclarations polémiques à son actif. Alors que le PS et plusieurs élus de l'opposition ont dénoncé mercredi 4 octobre au soir les propos du chef de l'Etat, qui avait suggéré dans l'après-midi que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas". Alors que le locataire de l'Elysée sera l'invité de TF1 ce dimanche 14 octobre à 20h, LCI revient sur ses précédentes "petites phrases" qui ont provoqué un tollé.


Le premier dérapage public de celui qui était alors ministre de l'Economie remonte au 17 septembre 2014, lorsqu'il évoque très maladroitement le dossier des abbatoirs de GAD. "Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont pour beaucoup illettrées", avait-il déclaré.


Moins de deux ans plus tard, le 28 mai 2016, Emmanuel Macron toujours au gouvernement, perd patience lors d'un échange musclé avec deux hommes, au sujet de la loi travail. "Vous n'allez pas me faire pleurer avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler", leur avait-il lancé, provoquant une nouvelle vague d'indignation.

Ministre, candidat ou... Président

Et depuis son élection, le 7 mai dernier, Emmanuel Macron continue de se distinguer dans les "petites phrases", comme à la halle Freyssinet, 2 juillet, devant une foule de start-uppers. "Une gare c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien", explique-t-il à l'assemblée.


Sa dernière sortie controversée en date remontait au 8 septembre, lorsqu'il a adressé, depuis Athènes, un message à ceux qui s'opposent à sa politique. "Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", avait-il clamé, faisant bondir les communicants de la majorité, contraints d'atténuer la virulence du propos. Le président visait "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant quinze ans, pas les Français" - ses prédecesseurs en somme-, avait réagi l'Elysée par la suite.

Ce mercredi 4 octobre, c'est lors d'un déplacement à Egletons, au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel (Corrèze), qu'Emmanuel Macron a prononcé la malheureuse phrase. "Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux". Le déplacement avait été perturbé plus tôt par un rassemblement de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre.

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