VIDÉO - Macron ne "regrette pas" d'avoir embauché Benalla mais concède qu'"il a fait des choses très graves"

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Benalla, l'affaire sans fin

AFFAIRE - Relancé en fin de conférence de presse, jeudi 25 avril, sur son ex-chargé de mission, Emmanuel Macron n'a pas voulu admettre de regrets pour son embauche. Tout en admettant ses "fautes très graves" et en exonérant l'exécutif de la moindre responsabilité dans cette affaire.

"Sur Alexandre Benalla..." Un lourd silence de quelques secondes et une tirade. Interrogé par un journaliste de Quotidien au sujet de l'affaire du nom de son ex-chargé de mission, Emmanuel Macron n'a pas franchement admis de fautes, jeudi 25 avril, lors de sa conférence de presse de restitution du Grand débat. 

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"Il n'a pas donné une bonne image"

Alors qu'il lui avait été reproché d'avoir embauché, pour veiller à sa sécurité, un homme avec plus d'entregent que de références traditionnelles en matière de protection des personnalités, il n'a pas voulu se défausser. "C'est trop facile de regretter. [...] Est-ce que je regrette de l'avoir embauché à l'Elysée ? Non. Parce que je pense que c'était extrêmement cohérent avec les valeurs que je porte et avec ce que je veux que nous fassions." Une défense pas loin de ce qu'il avait déjà exprimé, au plus fort de la crise, quand il se disait "fier" de l'avoir fait venir à l'Elysée. 

Un sentiment aujourd'hui nettement plus nuancé : "C'est sans doute pour ça que je lui en veux encore plus. Il a fait des fautes, très graves. Les sait-on toutes aujourd'hui ? Je ne sais pas." Et d'admettre que, "de ce fait, [...] il n'a pas donné une bonne image". 

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L'oubli de l'article 40... oublié

Dans sa prise de parole, Emmanuel Macron prend toutefois bien soin de ne pas se mouiller. Et de soutenir que l'Elysée "n'a jamais cherché à le protéger de quelque service administratif ou du grand public." Une prise de position qu'il étaye en rappelant que son chargé de mission avait été "sanctionné" puis "licencié. Oubliant de rappeler que l'Elysée n'avait pas déclenché l'article 40 du code de procédure pénale, qui fait obligation à "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République". Ou passant sous silence l'opération dirigée depuis l'Elysée par son ancien bras droit Ismaël Emelien visant à relativiser les violences d'Alexandre Benalla, place de la Contrescarpe, en détournant des images de vidéo-surveillance.

De quoi comprendre pourquoi Emmanuel Macron quand il dit : "On en a sans doute beaucoup fait sur cette affaire. Beaucoup. Peut-être trop."

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