VIDÉO - En pleine dissension, le FN assure son deuxième jour de séminaire de "refondation"

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AMBIANCE - Après sa défaite à la présidentielle, le Front national tient ce samedi la seconde journée de son séminaire de "refondation" afin de "faire le bilan" des élections. Sortie de l'euro, changement de nom du parti... Autant de sujets de discorde interne qui devraient être tranchés en septembre par les adhérents.

Le séminaire de "refondation" du FN, qui réunit depuis vendredi au siège du parti à Nanterre et jusqu'à ce samedi soir la quasi-totalité des membres du bureau politique du mouvement, est organisé trois mois après la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle et sa prestation unanimement jugée ratée au débat télévisé entre les deux tours face à Emmanuel Macron. 


Les travaux de ce week-end, qui seront suivis d'une consultation des adhérents avant le congrès de 2018, donneront en tout cas le ton des ambitions des frontistes. Depuis vendredi, les participants ont notamment débattu de la question très sensible de la sortie de l'euro, principal sujet de division au sein du FN, potentiellement mortifère pour son unité.  Ils continueront ce samedi.

Philippot : "constructif"

Farouche partisan de l'abandon de la monnaie unique, Florian Philippot, qui avait récemment déclaré qu'il quitterait le parti si ce dernier renonçait à la sortie de l'euro, avait toutefois assuré à la presse, juste avant d'entrer en réunion, qu'il n'était pour lui "pas du tout question" de quitter le FN. 


"Ça s'est très bien passé, ça a été constructif, courtois, très intéressant", a ensuite affirmé à LCI le vice-président du FN, à l'issue de la première journée vendredi.  "On a parlé de l'avenir, de la réorganisation du mouvement, le but (étant) de construire un grand mouvement encore plus rassembleur, conquérant, enthousiasmant. On en a besoin face au système Macron", a-t-il ajouté, en refusant d'entrer "dans les détails de travaux internes" au FN.

Le changement de nom du parti, "autre grand axe de réflexion"

Le changement de nom du parti est l'autre grand sujet de réflexion du séminaire. Gilbert Collard, député du Gard, a annoncé ce vendredi qu'il y était favorable nom "parce que les journalistes s'en servent beaucoup pour faire du tort" au FN, "taper sur le tam-tam de la diabolisation, les hommes politiques en ont fait un instrument de propagande, donc il faut lutter contre la propagande".
  

Comme celle sur la sortie ou non de l'euro, la question du changement de nom, auquel Marine Le Pen est "plutôt favorable", devrait être soumise aux adhérents, lors d'un "grande consultation", "en septembre".

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Jean-Lin Lacapelle (FN) était l'invité politique ce samedi matin sur LCI

Quant à la légitimité de Marine Le Pen à la tête du FN, elle ne semble pas remise en cause pour le moment. Interviewé ce samedi matin sur LCI, Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint en charge des fédération et de l'implantation, a déclaré : "Je ne vois personne d’autre que Marine Le Pen pour porter nos couleurs et Marine Le Pen a pour moi toute la légitimité à continuer le combat (…) il n’y a eu aucune contestation en interne. Elle a eu l’humilité de reconnaître que son débat n’avait pas été parfait (…) mais cette imperfection de débat ne nous a pas coûté 15 points."

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