VIDÉO - Entartré par un groupe d'extrême-droite, le député Eric Coquerel porte plainte : "C'est un acte qui vise clairement à humilier"

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TARTE - Le député France Insoumise Eric Coquerel, entarté par le groupe royaliste d'extrême droite Action française, a annoncé qu'il allait porter plainte. À LCI, il explique que cet acte "assumé à visage découvert" ne vise "pas seulement à faire rire" et se demande : "le coup d'après, ce sera quoi ?"

Après avoir annoncé lundi qu'il porterait plainte pour son "entartage" par un membre du groupe royaliste d'extrême droite Action française, le député France insoumise (FI) Eric Coquerel explique sa décision sur LCI, mardi matin. Il affirme notamment que cet entartage est "un acte qui vise clairement à humilier". 


"Ce n'est pas seulement pour faire rire", estime Eric Coquerel, pour qui cet acte est "assumé à visage découvert par celui qui l'a fait, par l'Action française". Et d'ajouter : "Si on laisse faire le fait que des gens préméditent ce type d'action, qui la préparent, pour montrer qu'ils sont capables d'attaquer un député, le coup d'après ce sera quoi ?"


Le 20 avril, l'antenne francilienne de l'Action française a publié une vidéo montrant et revendiquant l'entartage d'Eric Coquerel. Dans cette vidéo, le groupe royaliste lie cet entartage à la "profanation", par Eric Coquerel, de la basilique de Saint Denis. Le député avait effectivement participé à une manifestation d’environ 80 personnes, organisée par le collectif Coordination des sans-papiers, dans la basilique de Saint-Denis, dimanche 18 mars, pour dénoncer le projet de loi asile-immigration du gouvernement, voté dimanche par l'Assemblée.

Des responsables de droite et d'extrême-droite avaient évoqué une "profanation", alors qu'un salarié de la basilique avait indiqué que l'occupation s'est faite de manière "très respectueuse" et qu'aucune dégradation n’a été constatée. Eric Coquerel a affirmé avoir été visé par des "menaces de mort" après cette manifestation. Et rappelle que Jean-Luc Mélenchon et Christopher Castaner avaient eux aussi été visés par des menaces venues de militants d'extrême-droite.

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