Affaire Pegasus : Macron a convoqué un conseil de défense "exceptionnel" ce matin

Affaire Pegasus : Macron a convoqué un conseil de défense "exceptionnel" ce matin

RÉPLIQUE - Le président de la République a convoqué un conseil de défense après les révélations de l'affaire d'espionnage international. Emmanuel Macron pourrait lui-même avoir été concerné par l'espionnage de son téléphone.

Face aux révélations en cascade, la France est bien forcée de réagir. Et cela est chose faite avec la tenue d'un conseil de défense "exceptionnel dédié à l'affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité", ce jeudi 22 juillet à l'Elysée. Celui-ci s'est déroulé dans le "PC Jupiter", le bunker du palais présidentiel, et s'est achevé peu avant midi. Depuis dimanche 18 juillet, le "Projet Pegasus" -derrière lequel se cache un consortium international de journalistes- dévoile la liste de personnalités publiques -politiques, militants ou journalistes- potentiellement visées par des attaques informatiques du logiciel espion Pegasus, du groupe israélien NSO, pour le compte de différents pays. 

Toute l'info sur

Emmanuel Macron et des ministres potentiellement ciblés par le logiciel espion Pegasus

NSO nie ces accusations

Ainsi, plusieurs téléphones d'Emmanuel Macron pourraient être directement visés par cet espionnage organisé, selon les éléments apportés par Le Monde et Radio France, qui ont eu accès à la liste obtenu par Forbidden Stories. Une liste créée en 2016 par la société NSO et qui inclurait 50.000 numéros de téléphone, identifiés comme des cibles potentielles à surveiller. "Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux", a souligné Gabriel Attal sur France Inter, en rappelant que la France poursuivait ses propres investigations. De son côté, NSO Group a nié à la télévision israélienne avoir intégré le chef de l'Etat sur cette fameuse liste.

"Nous allons regarder ça de très près, compte-tenu de la gravité potentielle", a pour sa part assuré le Premier ministre mercredi au 13H de TF1, indiquant que le président de la République avait déjà "ordonné toute une série d'investigations". Du côté des responsables politiques, les téléphones de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figurent également "dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage".

Lire aussi

Egalement pris pour cible, des journalistes de Mediapart et du Canard Enchaîné ont annoncé en début de semaine avoir porté plainte. Le parquet de Paris s'est d'ailleurs emparé de la plainte de Mediapart pour ouvrir mardi 20 juillet une enquête pénale. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Une voiture percute une terrasse de bar à Paris : un mort, six blessés 

Ce que l'on sait de la mort de Maxime Beltra, décédé à 22 ans après une injection du vaccin Pfizer-BioNTech

Quatrième vague : jeunes, non-vaccinés, femmes enceintes... Quel est le profil des patients hospitalisés ?

Le ministre Alain Griset est convoqué au tribunal pour omission de déclaration de patrimoine

EN DIRECT - JO de Tokyo : Teddy Riner se console avec une médaille de bronze

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.