VIDÉO - Florian Philippot claque la porte du FN, Marine Le Pen dénonce une stratégie de "victimisation"

Politique
DIVORCE - Florian Philippot, rétrogradé mercredi soir au rang de vice-président sans attribution du Front national pour avoir refusé de quitter la présidence de son association "Les Patriotes", a annoncé ce jeudi matin sur France 2 qu'il "quittait le FN". Marine Le Pen dénonce une stratégie de "victimisation".

Ce jeudi matin, la Croix de Lorraine a remplacé la rose bleu marine sur le costume de l’invité des 4 vérités. "On m'a dit que j'étais vice-président à rien. Je n'ai pas le goût du ridicule, je n'ai jamais eu le goût de rien faire, donc je quitte le Front national". Après six ans d’engagement au sein du Front national, Florian Philippot, ex-bras droit de Marine Le Pen, a pris la décision de tourner la page de cet épisode politique. Il s’était vu retirer mercredi soir la responsabilité  de la stratégie et de la communication du parti, accusé d’entretenir des velléités d’indépendance par le biais de son association "Les Patriotes". Triste mais, assure-t-il, pas rancunier, Florian Philippot entend poursuivre son engagement politique qui "reste absolument intacte" : "Je suis gaulliste, je n’ai jamais renoncé à mes convictions". 

Marine Le Pen a rapidement réagi ce jeudi matin, critiquant la stratégie de "victimisation" et de "montée des tensions" de son ex-vice-président. "Je respecte sa décision mais je conteste formellement l'habillage qu'il effectue et les accusations qu'il porte", a déclaré la président du FN lors de l'émission "Questions d'info LCP-AFP-Le Monde-franceinfo", en dénonçant "une critique outrancière" et "en partie diffamatoire" du Front national de la part de Florian Philippot.

Le Front national rattrapé par ses vieux démonsFlorian Philippot, invité des 4 Vérités sur France 2

Conseiller occulte de Marine Le Pen à partir de 2009 et vice-président depuis 2012, cet énarque est un partisan de la "dédiabolisation" du parti et d'une ligne davantage portée sur un souverainisme anti-Union européenne que sur le discours anti-immigration et identitaire. Pour lui, nul doute que "le Front national est rattrapé par ses vieux démons". Il s’eest expliqué sur France 2  : "J’ai vu l’éviction de Sophie Montel. J’ai vu un député dire ‘dédiabolisation piège à con’ (…) Je pense que la décision de Marine a déçu beaucoup de militants. Mais moi je n’accable pas Marine. Je pense qu’il y a des gens qui sont revenus au Front national (…) des gens qui ne sont pas mes amis", a-t-il déclaré, citant Robert Menard, le maire frontiste de Béziers, qui souhaitait le départ de l’élu. "Je ne pense pas qu’elle a changé ses idées (Marine Le Pen). Je pense qu’elle a laissé faire ces gens". Sa décision est prise, "j’imagine qu’elle s’en doutait. Elle sait que je n’ai pas le goût de rien faire. Quel gâchis !". 

Sophie Montel démissionne, Louis Aliot se félicite

La décision de Florian a fait très vite réagir au sein du parti. Parmi eux, la député française au Parlement Européen, et vice-présidente de l'association Les Patriotes, Sophie Montel. "J'envoie aujourd'hui ma lettre de démission à Marine Le Pen", a-t-elle déclaré sur son compte Twitter. 

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La réaction de Sophie Montel au départ de Florian Philippot

Quelques instants plus tard, au tour de Louis Aliot, deputé des Pyrénées-Orientales de réagir : "Le Front national va enfin connaître l'apaisement face à un extrémiste sectaire, arrogant et vaniteux qui tentait de museler notre liberté de débattre (...) Tous les talents et compétences méprisés par l'amicale des privilégiés à grosse tête vont enfin pouvoir s'exprimer. Un nouveau souffle". 

La parole n'aura pas tardé à se libérer au FN... 

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FN : Florian Philippot claque la porte

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