La justice s’intéresse aussi à Mélenchon et ses ex-assistants parlementaires européens

DirectLCI
JUSTICE – L’eurodéputée FN Sophie Montel a effectué un nouveau signalement auprès du Parquet de Paris concernant l’embauche de quatre ex-assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon. La justice a décidé d’ajouter ce signalement dans l’enquête préliminaire déjà ouverte sur les assistants parlementaires du Modem.

Après le FN et le Modem, c’est au tour du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon d’être dans l’œil de la justice. Selon Le Parisien, le Parquet de Paris a élargi ses investigations, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte le 22 mars dernier pour "abus de confiance" visant plusieurs partis politiques, autour de Jean-Luc Mélenchon.


Joint par LCI, le parquet confirme cette information. Il a en effet reçu un nouveau signalement de l’eurodéputée FN Sophie Montel qui pointe du doigt l’embauche de quatre ex-assistants parlementaires travaillant pour le leader de la France insoumise lors de ses mandats d’eurodéputés (2009-2017). La justice va ainsi chercher à déterminer si ce dernier a fait rémunérer par l’Union européennes des personnes travaillant en fait pour son parti.

Interrogé à l'Assemblée nationale sur cet élargissement de l'enquête, Jean-Luc Mélenchon a semblé surpris, voire amusé, mais aucunement inquiet. Il assure n'avoir ainsi n'avoir rien à se reprocher. "Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour La France insoumise. Jamais aucun de toute la période du Parlement européen. Donc je ne sais pas pourquoi on me cherche noise", a-t-il déclaré.


Même son de cloche chez son bras droit Alexis Corbière : "Ne relayez pas ce que dit l'extrême droite. Ce sont des lettres de dénonciation. Ça nous laisse assez tranquille. Il n'y a aucun problème. C'est amusant de voir d'où vient l'information".

"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc"

Déjà à l'origine des premiers signalements, Sophie Montel poursuit sa croisade. "Nous poursuivons notre logique de rupture avec le deux poids, deux mesures dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d’emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti, déclare au Parisien l'eurodéputée proche de Florian Philippot. "Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd’hui il est président d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen comme elle le fait pour nous ?", demande-t-elle.


Marine Le Pen a été mise en examen le 30 juin dernier pour "abus de confiance" dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national. Le Parlement européen estime à près de cinq millions d'euros le préjudice qu'il a subi du fait de ce système. Le FN dénonce depuis le début de la procédure une instrumentalisation de la justice à des fins politique.

Plus d'articles

Sur le même sujet