VIDÉO - François Bayrou les a évoqués dans son discours de démission : c'est quoi les "sycophantes" ?

Politique
KESAKO - François Bayrou a annoncé ce mercredi qu'il quittait son poste au gouvernement, s'en prenant aux "sycophantes" et à l'esprit de "délation" qui, selon lui, gangrène la société française. Une expression qui fait référence aux délateurs dans la Grèce antique.

François Bayrou a expliqué mercredi avoir décidé de ne plus être ministre de la Justice pour ne pas "exposer" à "une campagne mensongère" le gouvernement et Emmanuel Macron, après l'ouverture d'une enquête visant son parti. Pendant son discours, il s'en est précisément pris aux "sycophantes" : "Ceux qui s'intéressent à l'histoire savent que ça a été une grande question pour la Grèce antique, qui a dû prendre les mesures les plus sévères d'amende et de privation des droits civiques contre les dénonciateurs professionnels, stipendiés comme tels, et qu'on appelait, ça vous rappellera l'école, les sycophantes".


Mais kesako "Sycophante" qui, depuis le point Bayrou, fait florès sur les réseaux sociaux ? 

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Un sycophante (en grec ancien συκοφάντης / sukophántês) : "délateur professionnel dans l'Athènes antique"

Les sycophantes sont donc des individus qui lancent des accusations non pas dans un esprit de civisme, mais dans le seul but de s’enrichir : ils constituent une perversion du système. Le terme est clairement injurieux dès l’Antiquité. 

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Bayrou, passage express au gouvernement

Platon, dans une description de l'homme esclave de ses désirs, lequel est amené à se procurer de l'argent par n'importe quel moyen, les décrit ainsi : "Il leur arrive, s'ils sont doués pour la parole, de se faire sycophantes ; ils produisent de faux témoignages et se laissent corrompre par des pots-de-vin".


Le Modem fait l'objet d'une enquête depuis début juin sur l'emploi de ses assistants parlementaires européens. "Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs" au MoDem, a redit celui qui redeviendra maire de Pau, parlant d'"une affaire de "dénonciations anonymes" contre son parti dont il était "la véritable cible", et expliquant ne pas accepter "d'être condamné au silence".

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