VIDÉO - "Gaulois réfractaires", "fainéants", "bordel" : Emmanuel Macron multiplie les petites phrases polémiques

RÉTRO – Le chef de l’État se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique après avoir qualifié les Français de "Gaulois réfractaires au changement". Une petite phrase qui vient s’ajouter à toutes celles prononcées depuis son élection, voire même avant. Retour sur les déclarations pas très consensuelles d’Emmanuel Macron.

Et de quatre, depuis le début de son mandat. Et si l'on remonte plus loin, Emmanuel Macron compte déjà un bon nombre de déclarations polémiques à son actif. Sottise, mépris, caricature... L'opposition ne manque pas de mots pour dénoncer ce jeudi la nouvelle déclaration caustique du chef de l'État. En déplacement au Danemark, il a qualifié mercredi les Français de "Gaulois réfractaires au changement". Un compliment n'est évidemment pas passé inaperçu... Retour sur toutes les "petites phrases" d'Emmanuel Macron qui ont provoqué un tollé.


Le premier dérapage public de celui qui était alors ministre de l'Economie remonte au 17 septembre 2014, lorsqu'il évoque très maladroitement le dossier des abbatoirs de GAD. "Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont pour beaucoup illettrées", avait-il déclaré.


Moins de deux ans plus tard, le 28 mai 2016, Emmanuel Macron toujours au gouvernement, perd patience lors d'un échange musclé avec deux hommes, au sujet de la loi travail. "Vous n'allez pas me faire pleurer avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler", leur avait-il lancé, provoquant une nouvelle vague d'indignation.

Ministre, candidat ou... Président

Et depuis son élection, le 7 mai dernier, Emmanuel Macron continue de se distinguer dans les "petites phrases", comme à la halle Freyssinet, 2 juillet, devant une foule de start-uppers. "Une gare c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien", explique-t-il à l'assemblée.


Sa dernière sortie controversée en date remontait au 8 septembre, lorsqu'il a adressé, depuis Athènes, un message à ceux qui s'opposent à sa politique. "Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", avait-il clamé, faisant bondir les communicants de la majorité, contraints d'atténuer la virulence du propos. Le président visait "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant quinze ans, pas les Français" - ses prédecesseurs en somme-, avait réagi l'Elysée par la suite.

Début octobre 2017 , c'est lors d'un déplacement à Egletons, au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel (Corrèze), qu'Emmanuel Macron a prononcé la malheureuse phrase. "Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux". Le déplacement avait été perturbé plus tôt par un rassemblement de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre.


Dernière déclaration polémique en date, celle prononcée ce mercredi 29 août 2018 depuis le Danemark. Expliquant que les peuples danois et français sont différents, il qualifie alors ses concitoyens de "Gaulois réfractaires au changement". Même si la phrase est prononcée à l’étranger, elle est rapidement reprise par les chaînes info, les radios et les réseaux sociaux.

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Quand Macron évoque le "Gaulois réfractaire au changement"

Du pain béni pour l’opposition qui y voit une nouvelle marque d’irrespect du chef de l’Etat envers son peuple. Pour le président des Républicains, il est "inadmissible d'entendre un président de la République critiquer et caricaturer les Français quand il est à l'étranger". Le député de la France insoumise, Alexis Corbière, dénonce de son côté des "propos d'une sottise confondante". "Comme d'habitude, il méprise les Français depuis l'étranger ! Les Gaulois vont se faire un plaisir de répondre à son arrogance et son mépris", juge enfin la présidente du FN, Marine Le Pen. 


Face au tollé suscité par cette comparaison, Emmanuel Macron s’est vu contraint de se justifier ce jeudi. "Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux", a-t-il demandé, précisant qu’il s’agissait simplement "d’un trait d’humour". Néanmoins, sur le fond, il persiste et signe. "On est un pays qui, dans les moments graves de l'Histoire, sait se transformer en profondeur. […] Nous ne sommes pas un pays dont la culture est le consensus, les ajustements pas à pas comme beaucoup d'autres, (notamment) les pays Baltes et scandinaves", a-t-il expliqué. 

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