VIDÉO - Gilets jaunes à Paris : l'Arc de Triomphe tagué, Edouard Philippe "choqué"

Politique
RÉACTION - Durant les violents heurts qui ont eu lieu sur les Champs-Élysées au cours de la mobilisation des "Gilets jaunes", l'Arc de Triomphe a fait les frais de ses échauffourées. Certains manifestants ont vandalisé le monument sous lequel repose le Soldat inconnu.

C'est une des images qui va marquer la manifestation du 1er décembre. Au cours de la matinée d'échauffourées samedi, l'Arc de Triomphe a été dégradé après que des Gilets jaunes se sont installés sous le monument avant d'en être délogés par les forces de l'ordre. Entre temps, certains individus ont eu le temps de le vandaliser. "Les Gilets jaunes triompheront" ou "Macron démission", pouvait-on notamment lire à la mi-journée sur des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux. "Inadmissible et lamentable", pour certains, "pathétique et insupportable" pour d'autres, les dégradations ont été dénoncées par de nombreux internautes, d'aucuns interrogent : "dans quel monde vit-on ?".


"Au risque de paraître vieux jeu, je veux dire combien j'ai été choqué", a également condamné Edouard Philippe, depuis la préfecture de police de Paris ce samedi à la mi-journée. Le Premier ministre a condamné la "mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France", évoquant les violents heurts sur les Champs-Élysées en marge de la mobilisation des "gilets jaunes". "Je ne me satisfais pas de ces images elles me choquent" a-t-il poursuivi, après avoir détailler la nature de ces mises en cause, à savoir "le fait que l'Arc de triomphe ait été tagué" et "qu’autour du tombeau du Soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu". 

Rien ne sera excusé à "ceux qui viennent dans la seule volonté de casser"

Et de poursuivre : "nous sommes déterminés à faire en sorte que dans le respect de la loi ces manifestations puissent être pacifiques et que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l'ordre, de porter soit un discours révolutionnaire, soit des préoccupations qui n'ont rien à voir avec les questions qui ont été évoquées par  le Président de la République et que le gouvernement entend régler."


Les violents heurts en cours ce samedi aux abords des Champs-Élysées ont conduit à "plus de 107 interpellations", a précisé le Premier ministre qui a dénoncé des scènes d'une "violence rarement atteinte". Faisant état de "5.500 manifestants" sur les Champs-Elysées, le chef de gouvernement, accompagné de Christophe Castaner a expliqué que "très tôt ce matin, des individus équipés et déterminés (...) ont fait preuve d'une grande violence. Les forces de l'ordre ont fait l'objet d'attaques qu'elles ont qualifiées elles-mêmes d'une violence rarement atteinte."

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