VIDÉO - Gilets jaunes blessés ou tués : Jean-Luc Mélenchon observe une minute de silence à l'Assemblée

Politique
HOMMAGE - Le président du groupe France insoumise a lancé une minute de silence à la tribune de l'Assemblée en hommage aux Gilets jaunes blessés ou tués durant le mouvement.

Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi une minute de silence à l'Assemblée nationale pour les victimes au sein du mouvement des Gilets jaunes depuis près d'un mois. Une minute de silence respectée par les députés présents dans l'hémicycle, qui se sont levés en grande majorité, le gouvernement restant assis au banc. "La patrie est témoin de son unité", a observé le député des Bouches-du-Rhône. Une minute de silence avait été observée la veille dans l'hémicycle en hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg.


Dans la nuit du 12 au 13 décembre, un membre du mouvement des Gilets jaunes est mort après avoir été percuté par un poids lourd sur un rond-point à proximité d'Avignon.

"On évoque, pour les regretter, à juste titre, les 187 blessés parmi les policiers et les gendarmes. Mais que cela ne nous fasse surtout pas oublier un autre décompte terrible : 865 blessés parmi les manifestants, 6 morts causées par des contre-manifestants, une personne dans le coma", a affirmé le député insoumis lors de débat qui était consacré à la motion de censure présentée par les groupes de gauche.


"Sur le temps de parole dont je dispose, je décide de consacrer une minute de silence en hommage aux personnes mortes dans leur engagement citoyen de 'gilets jaunes', et je vous invite à vous joindre à moi", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. "Après six semaines d'insurrection citoyenne, les 'gilets jaunes' persistent dans l'action. Nous savons que leur décision est réfléchie. (...) N'ont-ils pas assez souffert pour être respectés ?"

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"Le président a parlé" mais "sa parole est vaine pour une part considérable de notre peuple : les chômeurs, dont 50% ne touchent aucune indemnité, les salariés à temps partiels dont 80% sont des femmes (...), les retraités dont les pensions restent gelées et soumises à la CSG", a argué le député. "Pourquoi ne faites vous rien pour obliger les plus riches, les immensément riches, à payer leur part de l'effort commun?", a-t-il interrogé, plaidant une nouvelle fois pour le rétablissement de l'ISF.

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