VIDÉO - Gilets jaunes : Castaner compare l'incendie d'une statue à la destruction des Bouddhas par les talibans

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La colère des Gilets jaunes

ASSEMBLEE NATIONALE - Interrogé sur l'incendie de la "Main Jaune", une oeuvre trônant sur un rond-point de Châtellerault, le ministre de l'Intérieur a comparé mardi 18 décembre ce sinistre, conséquence d'une action des Gilets jaunes, à la destruction par les talibans des Bouddhas en 2001 en Afghanistan.

Depuis le début de leur mouvement, les Gilets jaunes avaient été comparés à beaucoup de monde, mais pas encore aux talibans. C'est désormais chose faite. Interrogé ce mardi à l'Assemblée nationale à propos de l'incendie de la "Main jaune", oeuvre de l'artiste Francis Guyot qui trônait au milieu d'un rond-point au nord de Châtellerault (Vienne), Christophe Castaner a fait référence au régime qui dirigeait l'Afghanistan jusqu'au début des années 2000.

Cette "Main jaune", statue monumentale ornée de voitures, a pris feu, conséquence d'une action des Gilets jaunes sur le rond-point. Le ministre de l'Intérieur, confirmant qu'une enquête avait été ouverte, a dénoncé à travers cet événement "la mise en cause même de la création d'un artiste et d'une oeuvre d'art qui appartenait à tous les habitants", faisait partie de "l'histoire collective" locale.

Comme les Bouddhas

Pour Christophe Castaner, "quand on en vient à attaquer des oeuvres d'art [...] on oublie la liberté de création, et la liberté tout court". "On l'a vu dans notre propre histoire", a poursuivi le ministre. "On a vu comment les talibans ont attaqué les Bouddhas géants de Bamiyan en mars 2001."

Une référence à la destruction par l'ancien régime taliban d'un trésor classé au patrimoine mondial de l'Unesco, trois statues érigées entre 300 et 700 après JC...

Ces oeuvres d'art avaient été totalement détruites après avoir été dynamitées. La comparaison osée du ministre de l'Intérieur a été fortement commentée sur les réseaux sociaux.

Le sculpteur de la "Main jaune", Francis Guyot, s'est contenté quant à lui de faire part de sa "tristesse" après l'incendie de son oeuvre, confirmant que ce qu'il en restait serait retiré par mesure de sécurité. Une pétition sur Change a été lancée pour faire reconstruire la statue, réunissant, mardi 18 décembre en début de soirée, quelques dizaines de signatures.

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