VIDÉO - Gilets jaunes : Macron tacle Hollande et ceux qui "n'avaient pas réussi à bouger les choses"

Politique
CLASH - En déplacement en Argentine à l'occasion du G20, le président a répondu - sans le nommer - à son prédécesseur, qui l'avait attaqué sur les gilets jaunes.

Règlement de compte à Buenos Aires. En déplacement dans la capitale Argentine à l'occasion du G20, Emmanuel Macron s'est adressé jeudi soir à la communauté française à l'Usina del Arte, et en a profité pour répondre à François Hollande, qui s'est affiché le matin en compagnie de gilets jaunes, en Ardèche, et les a incités à poursuivre leur mouvement.


Sans mentionner le nom de son prédécesseur, le président français lui a adressé un message limpide : "J'entends comme vous les voix qui s’élèvent. J'entends aussi souvent des voix qui parfois n'avaient pas même réussi à bouger les choses et qui sont sans doute plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n'est aux affaires que depuis 18 mois. Que voulez-vous, le cynisme fait partie de la vie politique."

À la rencontre de Gilets jaunes ardéchois, l'ancien président avait encouragé ses interlocuteurs à poursuivre leur combat pour se faire entendre. "Il faut continuer à prendre la parole et faire que ça puisse déboucher", raconte celui qui avait dû céder devant les Bonnets rouges en son temps au Palais. "Moi, je vous écoute", a conclu l'Ex, qui a également rappelé que la dernière augmentation du Smic avait eu lieu "sous [son] quinquennat". 

"Tenir un cap, sans céder aux démagogies"

"Vous suivez sans doute l'actualité", a poursuivi Emmanuel Macron. "Je ne suis pas en train de vous dire qu'il s'agit d'un chemin facile. Mais c'est dans ces moments-là qu'on teste aussi la force d'âme d'un pays, d'un peuple, et en quelques mesures de ses gouvernants. Dans la capacité à tenir un cap, sans céder aux démagogies. Dans la capacité qu'on peut avoir d'embrasser tout à la fois l'exigence du court terme et la nécessité de construire une grande nation du siècle qui advient. Et dans la volonté qu'on peut avoir de ne pas céder à tous les reculs faciles, que notre histoire durant les 30 dernières années s'est trop souvent offerts." 


Une référence à l'abandon de la taxe poids lourds pendant le mandat de François Hollande, après plusieurs semaines de protestation des routiers ?

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La colère des Gilets jaunes

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter