VIDÉO - Gilets jaunes : interpellé sur les violences policières, Macron réfute le terme de "répression"

Politique

Toute L'info sur

La colère des Gilets jaunes

GRAND DÉBAT - À l'occasion d'un déplacement en région Paca pour le Grand débat national, Emmanuel Macron a répondu à l'interpellation d'une agricultrice Gilet jaune sur les violences policières. Dans une longue explication, le Président a refusé de considérer que la situation pouvait être apparenté à de la répression, réaffirmant son soutien aux forces de l'ordre.

Emmanuel Macron réfute les termes de "répression" et de "violences policières", des mots selon lui "inacceptables dans un état de droit". Le président de la République tenait ce jeudi son dixième Grand débat, à Greoux-les-Bains, dans les Alpes de Haute Provence, où il a été interpellé par une agricultrice de produits bio partisane des Gilets jaunes sur les nombreux incidents impliquant des forces de l'ordre depuis le début du mouvement. 


"Quand est-ce que notre modèle [social et économique] va être remis en question et que cette répression va cesser ?", a-t-elle demandé au chef de l'Etat, au lendemain de des déclarations du Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU qui a réclamé des comptes à la France sur "l'usage excessif de la force" lors des manifestations. Emmanuel Macron lui a alors répondu qu'il refusait de considérer que l'Etat faisait "de la répression", estimant que cela "ne correspond pas à la réalité". Le Président ensuite longuement exprimé, appelant à ne pas "faire de caricatures". 

"Je vous invite à me présenter des régimes autoritaires ou répressifs ou ces débats sont possibles", a notamment argumenté le locataire de l'Elysée. "Nous sommes dans un Etat de droit ou liberté de manifester et de s'exprimer est essentielle", a-t-il insisté, avant de s'adresser directement à la jeune agricultrice : "Ne parlez pas de répressions ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit."

"J'assume"

"J'assume que les forces de l'ordre soient en mesure de se protéger et de maintenir l'ordre public", a-t-il ensuite poursuivi. Concernant les blessés, Emmanuel Macron a fait valoir que "chaque fois que des écarts ont été constatés, des enquêtes ont été demandées sur le plan administratif par le ministre". Procédures judiciaires, enquête en cours, plaintes suivies, Emmanuel Macron a assuré que le maximum était fait. 

"Le jour où vous serez attaquée, où il y aura un assaillant, ou un terroriste - ce que je ne vous souhaite pas - vous appellerez qui ?", a demandé le chef de l'Etat. "Vous appellerez un policier ou un gendarme, parce que c'est l'ordre public et qu'ils interviennent pour la sécurité de tous."

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter