VIDÉO - Gilets jaunes : les victimes du mouvement au cœur d'un échange tendu entre Castaner et le député LFI Ugo Bernalicis

Politique
ASSEMBLEE NATIONALE - Dans le cadre du débat autour de la loi "anticasseurs" mercredi, le député LFI du Nord Ugo Bernalicis a égrené les noms des blessés, victimes de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD). Le ministre de l'Intérieur a répondu en nommant plusieurs personnes décédées dans le cadre du mouvement, appelant à "ne pas instrumentaliser" les victimes.

L'examen du texte de loi "anticasseurs" à l'Assemblée nationale a suscité, mercredi soir, un vif échange entre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le député LFI du Nord Ugo Bernalicis. Alors que l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre fait polémique, le député Insoumis - qui défendait leur interdiction - a égrené les noms des blessés, victimes de cette arme controversée. "Cédric, œil perdu, LBD 40 à La Réunion", "Franck, 20 ans, oeil perdu, acte III à Paris" a-t-il énuméré, citant les manifestants touchés par un tir de LBD depuis novembre. 


Une sortie intervenue alors qu'un rapport de police semble confirmer que la police a fait usage d'un LBD lorsque Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, a été blessé lors d'une manifestation à Paris. 

Ne pas "instrumentaliser" les blessés

L'intervention d'Ugo Bernalicis a suscité une réponse symétrique du ministre de l'Intérieur. Christophe Castaner a commencé à égrener à son tour la liste des personnes décédées en marge des mobilisations des Gilets jaunes - 11 personnes à ce jour. Il a notamment cité la première victime, "Chantal, percutée le 17 novembre par une automobiliste prise de panique". 


"Vous voulez que la liste, je l'évoque comme ça ?" a poursuivi le ministre de l'Intérieur. "Il n'y a pas une blessure différente entre un Gilet jaune, un manifestant quel qu'il soit et un policier. Il y a une blessure qui touche une femme, un homme [...] N'essayez pas d'instrumentaliser telle ou telle blessure. Et cessez de mettre en cause les forces de l'ordre". 


Des Gilets jaunes envisagent une "marche blanche" samedi pour l'"Acte 12" à Paris, en hommage aux manifestants blessés par les forces de l'ordre depuis le début du mouvement. L'examen du texte de loi "visant à prévenir les violences lors des manifestations", quant à lui, se poursuit à l'Assemblée jusqu'à vendredi. 

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