VIDÉO - Mannequins à l'effigie d'Edouard Philippe et Guillaume Pépy brûlés : "inacceptable" selon Martinez

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CONSTERNATION - Au Havre, des manifestants ont fait brûler deux mannequins à l'effigie de Edouard Philippe et de Guillaume Pépy. Invité de "24H Pujadas, l'info en questions", Philippe Martinez a condamné fermement ces "mises en scène" incriminant le Premier ministre et le président de la SNCF. Des méthodes qui, selon lui, "ne font pas avancer les choses".

La CGT et Solidaires avaient appelé à une mobilisation dans tout le pays jeudi 19 mars pour tenter d'unifier les différents mouvements sociaux autour d'une préoccupation commune, le pouvoir d'achat. Environ 130 manifestations ont ainsi eu lieu à travers la France, réunissant 300.000 personnes selon le syndicat, 119.500 d'après l'Intérieur. 

Plutôt bien suivie donc, cette mobilisation a néanmoins été entachée par des heurts en fin de cortège à Paris et marquée par une mise à mort symbolique devant la gare SNCF du Havre. Une scène qui a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit des cheminots mettre le feu à deux mannequins de paille confectionnés à l’effigie du Premier ministre, Édouard Philippe, et du président de la SNCF, Guillaume Pépy. 

"C’est inacceptable", dénonce Philippe Martinez, invité de l'émission "24h Pujadas, l'info en questions" ce jeudi soir. "Cela dessert notre cause. Nous avons des projets, des revendications, c’est cela qu’il faut mettre en avant." 

Notre bataille n’est pas de faire partir Monsieur MacronPhilippe Martinez

Le Secrétaire général de la Confédération générale du travail hausse le ton à l'égard de ceux qui font montre de violence : "Je le redis solennellement, ce n’est pas une question d’hommes. Notre bataille n’est pas de faire partir Monsieur Macron. Je sais dire les choses aux militants de la CGT comme aux autres. J’ai un peu d’expérience, on a eu quelques présidents de la République, ils se ressemblent tous. Notre projet, c’est vraiment de porter le progrès social."  

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Ce n'est pas la première fois que ce genre de manifestation violente se produit. Samedi 7 avril, un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron était pendu, frappé puis brûlé pendant une manifestation contre la politique du gouvernement à Nantes. 

Ces "mises en scène" témoignent de la véhémence des manifestants qui n'hésitent pas à s'en prendre symboliquement aux dirigeants. 

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