Prix des carburants : Eric Ciotti prône une suppression de taxe plutôt que "la logique du chéquier ouvert"

Prix des carburants : Eric Ciotti prône une suppression de taxe plutôt que "la logique du chéquier ouvert"

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2022 - Invité de Ruth Elkrief, Éric Ciotti, député "Les Républicains" des Alpes-Maritimes et candidat au Congrès de la droite, prône l'utilisation de l'arme de la fiscalité pour faire baisser les prix à la pompe.

Alors que les prix à la pompe ont déjà dépassé ceux de l'automne 2018, lors du déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, la question est ultra sensible pour le gouvernement, à six mois de la présidentielle. L'exécutif songe de plus en plus à mettre en place un chèque carburant. Mais le dispositif pourrait mettre du temps à voir le jour. 

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Plusieurs candidats se sont donc emparés de ce thème. À l'image d'Eric Ciotti,  député Les Républicains des Alpes-Maritimes et candidat au Congrès de la droite qui voit plutôt d'un mauvais œil de devoir mettre la main au porte-monnaie. "Je ne suis pas pour la logique du chéquier ouvert parce que ce n'est pas durable", a-t-il affirmé ce lundi sur LCI face à Ruth Elkrief. 

Je crois qu'on ne peut pas payer un impôt sur l'impôt. Lorsqu'il y a la TICPE, on ne peut pas payer la TVA.- Eric Ciotti

La flambée actuelle pour les automobilistes fait mécaniquement suite à la remontée du baril de pétrole, dont les cours ont été dopés par la reprise économique mondiale. "On est à plus de 80 dollars le baril, les spécialistes évoquent même 100 dollars en perspective", poursuit Eric Ciotti. A cela s'ajoutent les taxes, qui représentent plus de la moitié du prix du carburant. D'abord avec la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui est la quatrième recette fiscale de l’État. Ensuite, la TVA qui s'applique à la fois sur le carburant et sur la TICPE. "Aujourd'hui sur un litre de carburant à 1,55 euro, vous avez 90 centimes de fiscalité", avance Eric Ciotti.

Le candidat à la présidentielle propose donc "une mesure très simple" : "Je souhaite qu'on supprime la TVA sur la TICPE, parce qu'il y a la taxe et la taxe sur la taxe", plaide-t-il. "Si on prend tous les carburants, la TICPE, c'est 37 milliards d'euros et la TVA, c'est environ 7,5 milliards. Je propose qu'on se concentre sur les carburants pour les ménages donc, ce serait un coût de 3 à 4 milliards d'euros", explique-t-il, ajoutant que "c'est une mesure pérenne". "Je crois qu'on ne peut pas payer un impôt sur l'impôt. Lorsqu'il y a la TICPE, on ne peut pas payer la TVA", conclut-il. 

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De nombreux candidats à la présidentielle souhaitent également utiliser l'arme de la fiscalité, quitte à peser sur les finances publiques. Marine Le Pen (RN), Anne Hidalgo (PS) ou Arnaud Montebourg (ex-PS) prônent ainsi une baisse de la TVA. L'écologiste Yannick Jadot a défendu, lui, une fiscalité "flottante" qui s'adapte en fonction des cours du brut.

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