Hôpitaux : face au mouvement social, Emmanuel Macron promet "des décisions fortes" et un "investissement plus fort"

Hôpitaux : face au mouvement social, Emmanuel Macron promet "des décisions fortes" et un "investissement plus fort"
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SANTE - Alors que les personnels se mobilisaient jeudi dans les hôpitaux publics, Emmanuel Macron a annoncé "un investissement plus massif" qui sera détaillé mercredi 20 novembre à l'issue du conseil des ministres, lors d'un déplacement à Epernay (Marne).

"Personne n'avait vu à ce point l'accélération du malaise." En déplacement à Epernay (Marne), Emmanuel Macron a répondu jeudi au vaste mouvement social qui agite le secteur hospitalier, et tout particulièrement les services d'urgences. Le chef de l'Etat a annoncé de nouveaux moyens financiers au profit des hôpitaux, dans le cadre d'un plan d'urgence qui sera détaillé mercredi prochain à l'issue du conseil des ministres. 

Tirant le bilan des mesures annoncées il y a un an, Emmanuel Macron a assuré que "les décisions étaient les bonnes", mais il a reconnu que "le plan mis en oeuvre ne va pas assez vite". "On ne peut pas expliquer à une infirmière, un médecin, que les pleins effets seront là dans cinq ou dix", a-t-il ajouté. "Il faut pouvoir compléter ce qui a été annoncé par une accélération, un plan d'urgence qui réponde à ce malaise beaucoup plus vite."

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"Redonner de la marge financière"

"Nous devons assumer un investissement plus fort, plus massif dans notre système de santé", a-t-il estimé. Pour cela, le chef de l'Etat a demandé au gouvernement et notamment à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, "de travailler avec vigueur pour un plan d'action renforcé". Ces décisions, juge-t-il, "redonneront de la marge financière aux hôpitaux, plus fortement que nous n'avions envisagé de le faire". 

Il sera notamment question "d'investir dans nos urgences et plus largement dans l'hôpital, dans les rémunérations, dans l'appareil médical", afin de pouvoir ensuite "recruter et assurer l'attractivité de l'hôpital". Ce "budget de plusieurs années" permettra, a conclu Emmanuel Macron, "d'accélérer les réorganisations commencées", du "système d'accueil" hospitalier à "la gouvernance". 

Le plan de sortie de crise devait être annoncé par Agnès Buzyn courant novembre. Mais, alors que le projet de budget pour 2020 prévoit de limiter la progression des dépenses hospitalières, le risque de généralisation du mouvement dans les hôpitaux publics semble avoir accéléré la réaction de l'exécutif. Jusqu'à présent, Agnès Buzyn avait laissé ouverte la porte à une révision de l'Ondam (l'objectif national de dépenses de l'Assurance maladie). En revanche, Bercy avait écarté la piste d'une reprise de la dette des hôpitaux, soit près de 30 milliards d'euros, par l'Etat. A moins que le sommet de l'Etat n'ait décidé d'arbitrer autrement. 

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