VIDÉO - Incidents à l'Assemblée : pour François De Rugy, il y a "une forme de bizutage" des députés En Marche

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RENOUVELLEMENT - Le président de l'Assemblée nationale, invité sur LCI mercredi matin, a réagi aux récents incidents de séance qui ont émaillé les débats parlementaires. Pour lui, "il y a peut-être des anciens et des anciennes députés qui profitent un peu de la situation pour faire un bizutage" des nouveaux élus, moins expérimentés.

Alors que les débuts des nouveaux députés se révèlent pour le moins chaotiques, le président de l'Assemblée nationale, François De Rugy, invité de LCI ce mercredi matin estime que "dans une période d'installation [...] il y a du rodage, et puis il y a aussi, disons-le, une forme de bizutage". 


Interruptions de séances, protestations de députés de l'opposition concernant la tenue des débats... Les échanges ne sont pas tendres entre les nouveaux élus, notamment lors des débats sur projet de loi de "moralisation", officiellement nommée loi pour "la confiance dans la vie démocratique". Dernier incident en date : la première vice-présidente REM de l'Assemblée nationale, Carole Bureau-Bonnard, qui présidait les débats en remplacement de François De Rugy, semblait manifestement perdue et a été huée par l'opposition, avant d'être remplacée par François De Rugy.

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VIDÉO - La présidente de séance à l'Assemblée nationale débordée lors des débats sur la moralisation

"Il y a peut-être des anciens et des anciennes députés qui profitent un peu de la situation pour faire un bizutage, notamment de celles et ceux qui me secondent à la présidence des séances, donc les vice-présidentes et les vice-présidents de l'Assermblée nationale", estime François De Rugy. 

Toujours lors des débats sur la loi pour "la confiance dans la vie démocratique", les députés de l'opposition, de droite comme de gauche, ont protesté contre la tenue des débats à l'Assemblée, reprochant à la majorité d'être un "rouleau compresseur", selon l'expression du communiste André Chassaigne.

"Ce n'est pas vrai", rétorque François De Rugy. "Je connais bien André Chassaigne depuis longtemps et je sais qu'il a tendance parfois à s'emporter un peu et, dans les mots qu'il utilise, il est un peu excessif." Et de prendre pour exemple les débats sur une autre loi : celle portant sur l'habilitation au gouvernement pour réformer le code du travail.

"On nous avait dit 'il n'y aura pas de débat'", répond le président de l'Assemblée. "Près de 30 heures de débat à l'Assemblée nationale. Le groupe d'André Chassaigne, des élus communistes : plus de 4h40 d'expression sur des amendements, sur des articles... Le groupe de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, également. Quand, dans le même temps le groupe de la majorité n'avait parlé que 2 heures." Ce qui tendrait à confirmer une partie des critiques en attentisme formulées par l'opposition.

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