Incidents au Jardin des Plantes le 1er mai : une nouvelle vidéo contredit la version de Benalla

VIDÉO - Mediapart et Franceinfo ont mis en ligne ce lundi soir une nouvelle vidéo où l’on voit Alexandre Benalla et Vincent Crase agir comme des policiers lors de la manifestation du 1er mai.

Le 1er mai, mis à part son intervention place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla jure être resté dans son rôle d’observateur. Pourtant, une nouvelle vidéo mise en ligne ce lundi soir par Mediapart et Franceinfo montrent deux hommes ressemblant trait pour trait à Alexandre Benalla et Vincent Crase tenir un homme qui vient visiblement d’être interpellé.


La scène se déroule vers 17 heures aux Jardins des Plantes. Plusieurs manifestants y ont trouvé refuge. Escortés par des CRS, l’ancien chargé de mission au cabinet d’Emmanuel Macron et son comparse se conduisent comme des policiers et traînent le manifestant.

Ces nouvelles images viennent fragiliser la ligne de défense d’Alexandre Benalla qui jusqu’à présent niait être sorti de son rôle d’observateur au Jardin des Plantes. Vendredi, Libération avait mis en ligne une première vidéo, également tournée au Jardin des Plantes, où l’on voit Alexandre Benalla et Vincent Crase se présenter face à des manifestants comme s’ils appartenaient aux forces de l’ordre.

En vidéo

"La vidéo montre comment Alexandre Benalla participe à une interpellation"

Ouverture d’une nouvelle enquête préliminaire

Interrogé dimanche dans le JDD sur cette séquence, l’ancien salarié de l’Élysée jurait ne pas être intervenu. "J'étais derrière les policiers en tant qu'observateur, on peut le voir distinctement, je n'ai ni casque, ni brassard, ni radio", affirmait-il. S’il semble en effet ne pas porter de casque, ni même arborer un brassard, il ne peut désormais plus nier sa participation aux opérations de police avec cette nouvelle vidéo.


Parallèlement à la publication de ces images, on a appris dans la soirée l’ouverture d’une nouvelle enquête préliminaire dans cette affaire pour usurpation de signes réservés à l’autorité publique, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, violences volontaires en réunion, atteinte arbitraire à la liberté individuelle, dégradation volontaire d’un bien (en l’espèce une vidéo) et introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles. Cette enquête, confiée à la BRDP, a été ouverte après le dépôt de deux plaintes ans en lien avec ces faits.

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