VIDÉO - Interview de Macron sur France 2 : "On était dans la maison France 5", se moque Luc Carvounas

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ENFANT DE LA TÉLÉ - Invité de LCI lundi 18 décembre, le député Nouvelle Gauche et candidat à la tête du Parti socialiste a moqué l'interview présidentielle de la veille, comparant ce passage à une émission bien connue de France 5.

24 heures après, le passage déambulatoire d'Emmanuel Macron sur France 2 n'avait pas fini de faire rire les membres de l'opposition. Après la "brosse à reluire", utilisée par les députés de la France insoumise Eric Coquerel et Adren Quatennens,  pour moquer le style peu accrocheur de l'intervieweur Laurent Delahousse, c'est le député Nouvelle Gauche Luc Carvounas qui y est allé de sa petite pique. 

Un point pour la com'

Invité de LCI lundi 18 décembre, l'élu du Val-de-Marne a fait une autre comparaison peu amène au sujet de l'entretien : "On était sur une chaîne du service public, sur France 2, mais j'avais le sentiment de m'être trompé de canal. J'avais l'impression qu'on était sur France 5, dans 'La Maison France 5'. Vous savez, quand on déambule pour visiter une maison." Clin d'oeil au fait que Laurent Delahousse et Emmanuel Macron ont passé leur temps à arpenter l'Elysée pendant les 45 minutes d'interview, format pour le moins innovant en matière d'entretien présidentielle. En tout cas en France.

Ce qui n'a pas forcément déplu au candidat à la tête du PS, qui sait y faire en matière de mise en scène : " Alors certes, sur le plan de la com', c'est sympa, un point pour le président de la République. Après, sur le fond, ce sont les Français qui sont déçus. Il y avait 10 millions de téléspectateurs le 15 octobre, il n'y en avait même pas six hier soir (dimanche, ndlr)."

Et les impôts alors ?

Outre l'exercice de com', dont Luc Carvounas a fini par déplorer que ce soit l'objet dominant des commentaires sur l'interview présidentielle, le député a également critiqué le Président sur le fond : "Malheureusement, l'interview a été enregistrée il y a quelques jours et j'aurais aimé entendre cette voix forte au moment où l'Autriche a des ministres d'extrême droite." Mais aussi sur les questions de fiscalité, et notamment "les Paradise papers", scandale d'optimisation fiscale dénoncé par un consortium de journalistes au sujet duquel l'Elysée s'est montré pour le moins discret.


Et de finir en égratignant la politique budgétaire voulue par le Président, et l'une de ses mesures symboliques : "Il ne parle pas à tous les Français. il a substituté le S de solidarité au F de fortune dans son nouvel impôt !"

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