VIDÉO - Manuel Valls : "Ceux qui m'accusent parce que ma femme est juive, c'est de l'antisémitisme"

Politique
DirectLCI
INTERVIEW - Le député de l'Essonne, invité de la matinale de LCI ce jeudi, a évoqué l'affaire Tariq Ramadan, le procès Merah, les menaces sur Charlie Hebdo et son combat contre "l'islamogauchisme". Pour l'ancien Premier ministre, dire qu'il tient des positions précises parce que sa femme juive, "c'est de l'antisémitisme".

"Ceux qui m'accusent (...) parce que ma femme est juive, c'est de l'antisémitisme", a déclaré Manuel Valls, invité de LCI jeudi matin. Alors Premier ministre, l'actuel député de l'Essonne avait notamment été accusé d'être "probablement sous influence juive" par l'ancien président du Conseil constitutionnel Roland Dumas, en 2015. Ce dernier a été qualifié "d'abject personnage" par Manuel Valls.


Lors de son interview, l'ancien Premier ministre a également évoqué les accusations de viol et d'agressions sexuelles dont fait l'objet Tariq Ramadan. "Rien ne m'étonne", concernant l'islamologue, a estimé Manuel Valls, qui a par ailleurs séparé le "combat d'idées" qu'il mène contre "l'islamogauchisme" et l'affaire Tariq Ramadan proprement dite, à propos de laquelle il affirme que c'est "à la justice de faire son travail". Pour autant, il affirme que "la duplicité de Tariq Ramadan, on la trouve sous différents aspects". 

Manuel Valls évoque Alain Soral et Dieudonné

Selon Manuel Valls, le combat politique contre les idées de l'islamologue ne reviennent pas à chercher à l'interdire d'antenne, contrairement au combat qu'il mène contre Dieudonné, qui a récemment été expulsé du théâtre de la Main d'Or. "Il est avec Alain Soral l'un de ceux qui ont essayé de faire la synthèse entre l'extrême droite et l'extrême gauche, entre différents publics dont le seul élément commun, c'est l'antisémitisme", a-t-il dit à propos du polémiste.

En vidéo

VIDÉO - L'invité politique d'Audrey Crespo-Mara du 9 novembre 2017 : Manuel Valls

Le député de l'Essonne est revenu également sur le procès Merah, estimant que la France n'a pas été "naïve", contrairement à ce qu'a affirmé Latifa Ibn Ziaten, la mère d'un des militaires tué par Mohamed Merah. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter