VIDÉO - "J'espère qu'il vous arrive de songer à vos anciens collègues" : le gros tacle de Jacob à Philippe

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ASSEMBLEE - Le chef de file LR, Christian Jacob, n'a visiblement pas apprécié la conversion macroniste du Premier ministre Edouard Philippe. Il lui a fait savoir ce mardi 4 juillet, après son discours de politique générale.

Il a la rancune tenace. Lors de sa prise de parole à l'Assemblée nationale mardi 4 juillet, Christian Jacob, chef de file des députés LR - canal historique, a reproché au Premier ministre d'avoir, en acceptant le poste de Premier ministre, mené "ses collègues [Les Républicains] à la perte".


"L'heure est venue pour moi de saluer votre nomination, car je n'oublie pas que le jour qui précédait votre nomination, j'étais encore votre président de groupe,  commence ainsi le député de Seine-et-Marne, mi-figue, mi raisin. "Ces félicitations auraient certes été plus spontanées, plus vives, plus émues aussi, si vous n'aviez pas quitté votre famille politique dans ces conditions. Mais autres temps, autres moeurs... Je voulais vous livrer cette vérité, monsieur le Premier ministre, parce que cela restera pour moi une vraie blessure. J'espère - mais je ne me fais pas beaucoup d'illusions - qu'en vous regardant dans la glace, il vous arrive de songer à vos anciens collègues dont votre nomination a contribué à la perte."

"Vous n'avez qu'une petite partie d'un petit groupe"

Edouard Philippe, impassible, attend les bras croisés que l'orage passe, tandis que dans l'Assemblée résonnent quelques applaudissements. Mais son ancien patron de poursuivre : "Vous avez été nommé pour assurer une majorité parlementaire au président de la République, peut-être même, les mauvaises langues le disent, pour casser la droite française. Vous rêviez d'avoir votre groupe parlementaire charnière, il n'existe pas", poursuit l'ancien exploitant agricole en référence au groupe des Républicains constructifs, alliés à l'UDI. "Vous n'avez guère qu'une petite partie d'un petit groupe. Quant au second objectif : casser la droite française, vous avez échoué aussi. Nous sommes là et bien là, fiers pour incarner une opposition républicaine solide, libre et exigeante".


Un tacle bien senti quelques minutes seulement après le discours de politique générale prononcé par le Premier ministre. Gageons que les comptes sont désormais réglés. 

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