VIDÉO - "Je ne céderai rien aux fainéants" : mais qui visait Macron lors de son discours à Athènes ?

POIL DANS LA MAIN - Lors de son discours devant la communauté française d'Athènes, vendredi, Emmanuel Macron a fustigé "les fainéants, les cyniques et les extrêmes" qui voudraient l'empêcher d'agir. Le premier terme a été plutôt mal accueilli, forçant l'Elysée à adresser quelques précisions. LCI fait le point.

La formule a fait mouche, mais pas forcément dans le bon sens. En s'adressant vendredi à la communauté française d'Athènes, Emmanuel Macron ne savait peut-être pas qu'il allait soulever une nouvelle vague d'indignation, au terme d'un discours plutôt consensuel sur la France et l'Europe, largement applaudi par l'auditoire. 


Pourtant, vers la fin de son intervention, voici que le chef de l'Etat lâche l'une de ces formules choc dont il a désormais le secret - on se rappelle notamment de sa sortie sur les Français qui "détestent les réformes". Ce vendredi, il s'en est donc pris, sans les nommer, à ceux-ci : 

Je serai d'une détermination absolue. Et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir chaque jour la même détermination. Ne cédez rienEmmanuel Macron

Va pour les cyniques et les extrêmes... Mais qu'entendait-il par "fainéants" ? Parlait-il des Français qui refusent les réformes ? C'est en tout cas, alors que se prépare la mobilisation contre la réforme du Code du travail, ce qu'ont entendu ses principaux opposants, Jean-Luc Mélenchon en tête : 

Mise au point

La sortie d'Emmanuel Macron a finalement suscité un tel tollé que l'Elysée a tenu à apporter aux journalistes quelques précisions, histoire d'étouffer un incendie déjà bien nourri. 


Le président, nous indique-t-on, n'a pas voulu désigner quiconque "ad hominem". Il parlait de façon "générale" de "tout ce qui n'a pas été fait en termes de réformes structurelles depuis quinze ans". Bref, il s'agissait d'une accusation vague, englobant les anciens gouvernements successifs... Mais peut-être aussi ceux qui ont manifesté pour empêcher que certaines réformes ne soient conduites. 


Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'Emmanuel Macron utilise le terme. En février 2015, celui qui était alors ministre de l'Economie s'en était pris dans Le Monde à "la politique des fainéants face à la politique des artisans". Il visait alors directement les frondeurs de l'aile gauche du PS, qui contestaient le sens des réformes menées dans le cadre de la loi dite "Macron". Ces derniers n'avaient pas vraiment apprécié.

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