VIDÉO - "Je ne vous laisserai pas dire que les CRS sont des tueurs" : Sébastien Lecornu remonté contre des Gilets jaunes

Politique
LE TON MONTE - En déplacement dans les Hautes-Alpes, jeudi 10 janvier, le ministre des Collectivités territoriales a été pris à partie par une poignée de Gilets jaunes.

Difficile, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, pour n'importe quelle figure de la majorité ou de l'exécutif, qu'elle soit élue, ministre ou président, de se déplacer sans générer de la tension. Les députés LaRem le savent bien, eux qui sont une cinquantaine à avoir reçu des lettres de menace, vu leur permanence parlementaire être dégradées ou une intrusion sur leur domicile. En déplacement dans les Hautes-Alpes, le ministre en charge des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu n'a pas fait exception à la règle, jeudi 10 janvier, comme l'a filmé un journaliste du Figaro.


Interpellé par des manifestants, il est hélé par l'une d'entre eux, qui évoque devant lui les "CRS matraqueurs, gazeurs, frappeurs, tueurs", en écho aux violences policières observées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes - plusieurs dizaines d'enquêtes de l'IGPN ayant été ouvertes. Une dénonciation que goûte peu l'ancien membre de Les Républicains : "Vous parlez de la police de la République, madame. Je suis désolé, je pense que vous dites des choses qui dépassent votre pensée."

"Si c'est pour dire des choses fausses, je ne suis pas d'accord"

"Je ne vous laisserai pas dire que les CRS sont des tueurs", poursuit-il. Son interlocutrice ne se démonte pas et lui renvoie : "Je vous montrerai des vidéos, venez !" Sans répondre à cette proposition, le Normand rappelle la concorde autour des forces de l'ordre après les attentats :   "La même de la police de la République, les mêmes gendarmes de la République, que vous avez applaudis [...], je pense à Arnaud Beltrame à Trèbes, ne sont pas devenus des tueurs. Je suis réserviste, vous ne pouvez pas parler des policiers et des gendarmes comme vous en parlez !"


"Mais c'étaient pas les mêmes", ose la manifestante, qui enchaîne : "C'était des gendarmes étrangers qui venaient de l'Europe". Là aussi, dénégation du ministre : "Il n'y a pas de gendarmes étrangers sur le sol français."


Devant ce dialogue mal embarqué, une autre manifestante recentre le débat : "Non, mais il y en a marre de l'évasion fiscale, de la corruption, du matraquage fiscale". Proposition sur laquelle Sébastien Lecornu finit par rebondir : "Je veux bien avoir un débat calme pour parler fiscalité, prélèvement à la source, mais si c'est pour dire des choses fausses sur les gendarmes et les policiers, je ne suis pas d'accord. Je suis là pour les défendre." Réponse lancée à la cantonade dans la mini-assemblée : "C'est de l'enfumage." Dur, dur, le dialogue.

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