VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon compare les frappes en Syrie à l'attaque de Pearl Harbor

VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon compare les frappes en Syrie à l'attaque de Pearl Harbor

DISCORDE - Alors que les députés et sénateurs ont débattu de l'intervention en Syrie ce lundi à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a notamment jugé que la France était intervenue "dans le pire nid de frelons de la planète". Une intervention armée que le leader de la France Insoumise a comparée à l'attaque de Pearl Harbor, en 1941.

Ambiance tendue au Parlement français ce lundi. Les députés et sénateurs ont débattu - sans voter - de la nécessité des frappes en Syrie de l'armée française samedi à l'aube en représailles à une attaque chimique présumée du régime syrien le 7 avril à Douma, dans la Ghouta orientale. 

L'occasion d'interroger leur nécessité, si les preuves étaient réellement suffisantes et s'il fallait le faire sans l'aval, par nature impossible, du conseil de sécurité de l'ONU. En préambule, Edouard Philippe a repris l'argumentation utilisée dimanche soir par Emmanuel Macron qui a longuement justifié sa décision de frapper des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad. 

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Chaque président de groupe a ainsi pu exprimer son approbation ou son grief. Jean-Luc Mélenchon a d'abord insisté sur le contexte géopolitique de l'intervention française : "Nous sommes intervenus militairement dans le pire nid de frelons de la planète. D'autant plus agité que s'y trouvent 42% des réserves de gaz et 47% des réserves de pétrole de la planète, ce qui donne à beaucoup envie d'intervenir", a-t-il asséné.

Pour Melenchon, le "coup le plus important porté à la diplomatie"

Dans un premier temps, le chef de file des députés LFI a tenu à saluer les informations fournies pendant le week-end par le Premier ministre Edouard Philippe. Concédant que l'usage des armes chimiques devait être "châtié", il a néanmoins regretté que la France ait agi sans mandat de l'ONU, qualifiant cette manœuvre de "coup le plus important porté à sa diplomatie".

De plus en plus véhément, Jean-Luc Mélenchon a ensuite dénoncé l'affirmation du chef du gouvernement réfutant toute déclaration de guerre à l'endroit de la Syrie de Bachar al-Assad : "Devons-nous considérer que bombarder trois usines ce n'est pas une déclaration de guerre et que, par conséquent, à Pearl Harbor, ce n'est pas la guerre qui a commencé ?"

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Jean-Luc Mélenchon avait déjà annoncé la couleur ce samedi en stigmatisant les frappes menées en Syrie par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. "Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l'ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français", avait-il clamé via son compte Twitter. 

En réponse, le Premier ministre a répété, martelé, ce lundi, qu'il s'agissait de renseignements des services français qui "démontrent la responsabilité des forces armées syriennes" dans cette opération. Il a par ailleurs assuré que la France ne rentrait "pas dans une logique d'escalade" et restait attachée "au multilatéralisme".

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