Mélenchon sur Notre-Dame-des-Landes : "On a une dette à l'égard des zadistes"

SOUTIEN - Interrogé sur LCI depuis sa circonscription de Marseille, Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi que l'expulsion des occupants de Notre-Dame-des-Landes n'aurait aucun sens. Pour le député LFI, le projet d'aéroport n'aurait pas été abandonné sans ces activistes.

Jean-Luc Mélenchon remercie les "zadistes" de Notre-Dame-des-Landes. Jeudi, sur LCI, le patron de La France insoumise a pris la défense des occupants de la "zone à défendre" qui ont combattu le projet d'aéroport, dont le gouvernement a annoncé l'abandon mercredi. 


Interviewé depuis son fief électoral de Marseille, le député des Bouches-du-Rhône était notamment interrogé sur la perspective de l'évacuation de ces personnes, que le gouvernement souhaite effective d'ici au printemps 2018, au terme de la trêve hivernale. Pour Jean-Luc Mélenchon, il est hors de question de soutenir l'expulsion de ces activistes, y compris au nom de "l'ordre républicain". 


"L'ordre républicain est violé tous les jours par les tricheurs du fisc, ça n'a pas l'air de les gêner", a estimé le leader LFI à l'adresse du gouvernement. Avant de questionner : "A qui doit-on la bonne décision ? A ceux qui ont empêché la mauvaise décision. On a une dette à l'égard des zadistes". "On a un devoir de reconnaissance à leur égard, mais aussi aux élus et aux associations qui se sont impliquées", a(-t-il ajouté.

"Faire baisser la tension"

Jean-Luc Mélenchon a également estimé qu'il n'y aurait aucun sens à "expulser des gens d'un terrain dont personne ne veut, puisque c'est devenu une propriété collective". S'agissant du dispositif policier, le député a jugé, là encore, qu'il n'y a "pas de sens d'annoncer qu'on va envoyer des militaires, des CRS, comme si la bataille essentielle était de déloger les gens qui s'y trouvent". 


L'élu, faisant référence aux affrontements du barrage de Sivens qui ont coûté la vie à Rémi Fraisse, assure qu'il prononce ainsi "des paroles qui ont pour but de faire baisser la tension", et d'éviter qu'une opération des forces de l'ordre ne conduise à "un assaut frontal qui aurait mal tourné". 

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