VIDÉO - Jean-Pierre Raffarin quitte la politique : retour sur ses meilleures "raffarinades"

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HUMOUR - Jean-Pierre Raffarin a annoncé son départ de la vie politique française. Un départ qui marque également la fin des "raffarinades", ses célèbres sorties qui ont fait de lui l'un des personnages les plus drôles de la classe politique. Compilation.

C'est avec grand sérieux que l'un des hommes les plus drôles de la classe polique a fait ses adieux. "Le moment est venu de me retirer de la vie politique élective, a expliqué Jean-Pierre Raffarin dans une tribune publiée par La Nouvelle République. Je renonce aux trois ans de mandat qu'il me reste à accomplir au Sénat car le moment est pertinent". 


Après cette annonce, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a tenu à saluer "un homme politique atypique". Des mots plutôt bien choisis pour cet ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui s'était vu décerner en 2012 le Grand prix spécial 10e anniversaire Humour et politique "pour l'ensemble de son œuvre". Autrement dit pour ses célèbres "raffarinades". Morceaux choisis.

"Les veuves vivent plus longtemps que leur conjoint"

Celui qui se présentait comme "le pilote de l’Airbus gouvernemental" était avant tout un fan invétéré de Johnny Hallyday. Une passion qui a donné lieu à quelques séquences médiatiques mythiques. "Johnny a surmonté les modes, le coma, Johnny c'est une force. Ce n'est pas un guide, mais c'est quelqu'un qui a pris les autres par la main. Ah que je t'aime...", s’exclamait-il en 2013 sur RTL, quand il ne poussait pas la chansonnette devant les caméras.



En dehors de ses petites digressions musicales, Jean-Pierre Raffarin s’est aussi fait remarquer pour ses phrases tantôt sans queue ni tête, tantôt philosophiques. Dès son discours de politique générale en 2002, il assurait d'un air grave : "Notre route est droite, mais la pente est forte". Quelques mois plus tard, il s'illustrait lors d'une tirade adressée aux jeunes, qui "sont destinés à devenir des adultes". "La fête, c’est la vie. La vie c’est ton visage. Ta vie elle est importante pour toi, elle est importante pour tes proches, pour tes amis", expliquait-il face caméra. En parlant des personnes âgées cette fois, il enfonçait une porte ouverte en assurant que "les veuves vivent plus longtemps que leur conjoint". Une phrase inspirée d'une célèbre réplique de Georges Clemenceau : "Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout les veuves".

"The yes needs the no"

Lors de la convention de la Fédération française du bâtiment en 2004, le Premier ministre annonçait devant 8.000 professionnels l'existence de "l'intelligence de la main". "Et elle n'a pas de complexe à avoir cette intelligence de la main parce que elle, elle communique directement avec le cœur !", affirmait-il. Mais c'est pendant le référendum sur la Constitution européenne, en 2005, que Jean-Pierre Raffarin arrive à l'apogée de ses "raffarinades". En faisant campagne pour le Oui, il déclare que "le oui a besoin du débat pour gagner", avant de reprendre son slogan en anglais : "the yes needs the no to win against the no". Une phrase parodiée à l'infini.


Sur sa propre personne, celui qui recommandait "la positive attitude" n'a pas non plus manqué d'autodérision : "Je n'aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même". Homme d'expérience, Jean-Pierre Raffarin n'hésitait pas non plus à s'interroger sur lui-même. Invité sur France 2 en septembre 2002, il déclarait : "Je fais du Raffarin avec l'ensemble des ministres. J'avance pas à pas. Est-ce que j'ai l'air d'un "psychosé ?""

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