VIDÉO - L'invité politique du mercredi 26 décembre 2018 : Eric Coquerel

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INTERVIEW - Eric Coquerel, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, était l'invité politique de LCI ce mercredi 26 décembre.

Eric Coquerel, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, était l'invité politique de la matinale LCI ce mercredi 26 décembre 2018. Interviewé par Christophe Moulin, le parlementaire s'est exprimé sur l'affaire Benalla, sur les liens de François Ruffin avec l'extrême droite, sur les prochaines élections Européennes et surtout sur la crise des gilets jaunes.

Voici ses principales déclarations.

Affaire Benalla, François Ruffin et Européennes

Interrogé sur les révélations du Monde concernant un voyage au Tchad d'Alexandre Benalla, Eric Coquerel regrette une justice "deux poids deux mesures" et "espère qu'on aura un jour la vérité sur cette affaire". Pour l'instant, il estime que "tous les doutes sont permis". Le député a émis la volonté de demander la réouverture d'une enquête parlementaire sur le rôle et les actions de M. Benalla au sein de l'exécutif.

Selon Eric Coquerel, la référence à Etienne Chouard de la part de François Ruffin, autre député LFI, était "une maladresse". Cet hommage à celui qui qualifiait Alain Soral de "résistant" en 2014 ne valait que pour son avis sur le Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) et non sur ses positions obscures.

Concernant la baisse de La France Insoumise dans un sondage Odexa sur les intentions de vote aux élections Européennes, Eric Coquerel regrette les conséquences des images choquantes de la perquisition du siège du parti. Choquantes "non pas à cause de l'attitude de Mélenchon, mais par le fait qu'ils aient envoyés plus de policiers que pour arrêter le tireur de Strasbourg" a affirmé le député. 

Le mouvement des Gilets jaunes "doit continuer"

Enfin concernant la crise des Gilets jaunes, le parlementaire dit vouloir "que le mouvement continue" et que s'y agrègent les fonctionnaires et les chômeurs. Interrogé sur les conséquences de cette crise sur la croissance du pays, Eric Coquerel s'est insurgé : "Ce serait paradoxal que de dire que les gens qui réagissent parce qu’ils n'arrivent pas à finir leur fin de mois sont responsables du fait qu’on n'arrive pas à finir la fin de mois".

A propos des dérives du mouvement, Eric Coquerel refuse de parler d'une radicalisation et dénonce "la manipulation des images". "On sait dès le début que ce mouvement est hétéroclite (...) Mais ça ne représente pas la très large majorité des Gilets jaunes". Se disant contre toute forme de violences, il a cependant rappelé que cet événement avait la même ampleur historique que Mai 68, et que comme dans toute insurrection, "il y a des débordements violents".

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