La condamnation de Nicolas Sarkozy continue de faire des vagues

La condamnation de Nicolas Sarkozy continue de faire des vagues

Condamné à trois ans de prison, dont un ferme, dans l'affaire des "écoutes", l'ancien chef de l'État est sorti de son silence ce mardi. Il dénonce une "profonde injustice".

Il était resté muet hier à sa sortie du tribunal. Nicolas Sarkozy a choisi les colonnes du Figaro pour exprimer son sentiment d'"injustice profonde", "choquante", selon ses termes. L'ancien président de la République n'accepte pas sa condamnation et va jusqu'à remettre en question l'impartialité des magistrats.

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"J'affirme que pour condamner, dans un état de droit, il faut des preuves. Et des preuves, il n'y en a pas dans ce dossier", a-t-il déclaré. Une mise en cause de l'institution judiciaire qui secoue la classe politique. Le garde des Sceaux, interpellé par la droite, reste en retrait. Des soutiens inattendus se sont exprimés.

Parmi eux, Marine le Pen. "Ce n'est pas aux magistrats d'être chargés d'organiser la primaire de la présidentielle et de dire qui peut ou qui ne peut pas être candidat. Parce que si c'est ça, alors nous ne sommes plus en démocratie", a lancé la présidente du Rassemblement national.

Pour Laurence Vichnievsky, ancienne magistrate devenue députée (MoDem) du Puy-de-Dôme, il est urgent que chacun reste à sa place. "Les juges jugent. Les politiques, s'ils sont dans la majorité, ils gouvernent. Et nous, on vote les lois", a-t-elle déclaré. Cet après-midi, le syndicat de la magistrature a protesté à son tour contre ses attaques répétées.

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