VIDÉO - La France, "un pays qui a fait beaucoup d'erreurs" : Hervé Morin veut en finir avec la "repentance"

Politique
DirectLCI
DIPLOMATIE - Dans un discours à la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron a déclaré mardi 25 septembre venir d'un "pays qui a fait beaucoup d'erreurs, beaucoup de mauvaises choses". Une déclaration qui n'a pas récolté l'approbation de Hervé Morin, invité de LCI le 26 septembre.

Mardi 25 septembre à la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron a prononcé un discours exhortant les dirigeants du monde à "ne pas s’habituer" à la montée des nationalismes qui se nourrissent selon lui de l’accroissement des inégalités. Si le président français a terminé son allocution sous les applaudissements, ce mercredi matin, une petite phrase n'est pas passée auprès de certains politiques français. 


A la fin de sa démonstration, Emmanuel Macron a déclaré devant les chefs et cheffes d’Etat du monde entier : "Je viens d’un pays qui se tient debout, qui a fait beaucoup d’erreurs, beaucoup de mauvaises choses, mais qui a su tenir à chaque moment de son Histoire et de l’Histoire internationale une forme d’universel !"

En vidéo

Macron à la tribune de l'ONU : "Je viens d'un pays qui a fait beaucoup d'erreurs"

Une nouvelle sortie du chef de l'Etat à propos du passé français, après des déclarations fortes sur la colonisation et la rafle du Vel d'Hiv, qui a ému Hervé Morin. Invité de LCI mercredi 26 septembre, le président de la région Normandie a estimé qu'"il faut arrêter" avec la "repentance". Si l’ancien ministre de la Défense a reconnu que la France et les Français avaient leur "histoire avec [leurs] pages d’ombre, [...] aucun doute là-dessus", il a toutefois appelé à arrêter "avec ce genre de discours permanentes". "On n’oublie pas son histoire mais on construit l’avenir."

Plus virulente a été la présidente du Rassemblement national. Sur Twitter, Marine Le Pen a écrit, ramenant le discours sur les "erreurs de la France" à d'autres sorties, moins historiquement pensées, du président : "Humilier, invectiver, rabaisser son propre pays ou son propre peuple quand il va à l’étranger est devenu un mantra de Macron. Ça fait vraiment mal au cœur."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter