La majorité se déchire autour de la commission créée sur l'article 24

La majorité se déchire autour de la commission créée sur l'article 24

Après l'adoption en première lecture du fameux article 24, Jean Castex a annoncé jeudi la mise en place d'une commission chargée de le réécrire. Tollé du côté des présidents de l'Assemblée et du Sénat, qui voient un court-circuitage des parlementaires.

C'était la semaine dernière à l'Assemblée, l'article 24 encadrant la diffusion d'images de policiers, était voté après de longues heures de débat divisant déjà la majorité. Un ministre s'épanche alors en coulisse sur ce texte poussé par Gérald Darmanin. "La séquence n'est pas bonne. Il va y laisser des plumes". Et la polémique enfle, portée par l'actualité des violences policières. Jeudi soir, donc six jours plus tard, le Premier ministre annonce finalement la création d'une commission indépendante chargée de réécrire l'article à la place des députés. Le président de l'Assemblée nationale, aussitôt, s'y oppose et se permet de rappeler à Matignon qu'il s'agit d'"une atteinte aux missions du Parlement, qui seul écrit la loi".

Toute l'info sur

Le WE

Vive réaction qui fait écho à celle des députés de la majorité. Abasourdis, ils échangent sur leur messagerie interne : "Difficile à digérer". "L'insulte faite au Parlement et à la majorité est dévastatrice". "En colère d'être traités comme une vulgaire serpillère". Un ras-le-bol pour une fois exprimé face caméra. "Il y a eu quelque part un court-circuit. Cette décision, elle n'est pas choquante que pour la majorité. Elle est choquante pour les Parlementaires de ce pays, qu'il soit sénateur ou député", exprime Bruno Bonnell, député (LAREM) du Rhône. Pour Patrick Mignola, président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, "l'important c'est que ça ne se reproduise pas. On peut faire toujours une erreur, mais la répéter fait qu'elle devient une faute". Marche arrière en fin d'après-midi. La commission ne réécrira pas le texte, promet finalement Matignon où se tient ce vendredi soir une réunion. Autour de Jean Castex, quelques députés essaient de trouver une issue pour éteindre cette polémique déclenchée par l'article 24.

Il y a quelques instants, Emmanuel Macron a, pour la première fois, réagi officiellement à la vidéo et à la bavure policière. "Les images que nous avons vues sont inacceptables. Elles nous font honte. Ceux qui font appliquer la loi doivent respecter la loi", dit le président de la République.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Variant Omicron : Israël ferme ses frontières aux ressortissants étrangers

"Dites à vos copains non vaccinés qu’ils commencent à nous saouler" : la charge de Patrick Bruel en plein concert

Covid-19 : les six millions de non vaccinés se laissent-ils convaincre ?

EN DIRECT - Crise des migrants : les ministres européens réunis ce dimanche sans leur homologue britannique

"Autonomie" de la Guadeloupe : de quoi parle-t-on ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.