VIDÉO - "La pyramide du Louvre ne serait jamais passée par référendum" : Bayrou s'oppose au RIC local

Politique
DIVERGENCE - RIC ou pas RIC ? Local ou national ? Alors qu'Emmanuel Macron devrait apporter des réponses à cette revendication majeure des Gilets jaunes, son allié politique François Bayrou a fait sonner une musique bien différente sur le plateau de la Grande confrontation, ce mercredi soir, sur LCI.

Ce n'est pas la première fois depuis le début du quinquennat - et sûrement pas la dernière - mais François Bayrou continue de faire résonner sa petite musique vis-à-vis de l'exécutif. Ainsi, sur la question brûlante du référendum d'initiative citoyenne, que devrait adresser Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse de sortie du Grand débat, jeudi 25 avril, le maire de Pau a exprimé sa position, en deux points contraires à celle que semble exprimer l'exécutif. 

"Je suis opposé au référendum d'initiative citoyenne, a-t-il expliqué sur le plateau de la Grande confrontation, mercredi 24 avril sur LCI. Je vais dire quelque chose de simple : aucun des projets que j'ai portés et qui sont aujourd'hui très largement approuvés - j'allais dire 'plébiscités' mais ça n'aurait pas été juste - par les habitants de la ville, ne seraient passés en référendum." Sans s'étendre sur son exemple local, il puise dans l'histoire architecturale de la ville de Paris en rappelant la méfiance avec laquelle avaient été accueillis deux des monuments les plus connus de la capitale : "La pyramide du Louvre ne serait jamais passée en référendum ! Beaubourg ne serait jamais passé en référendum ! Un très grand nombre de sujets qui font la fierté d'une ville ou d'un pays ont été incompris par les gens, et c'est normal."

"Le rôle d'un leader, c'est d'écrire des pages nouvelles"

Pas de quoi émouvoir Marine Le Pen, qui ne peut réprimer : "On respirerait encore, quand même, ça n'est pas un drame". Mais surtout, pas de quoi le mettre d'accord avec le président de la République qui, s'il s'est montré méfiant à l'égard du référendum d'initiative citoyenne, devrait ouvrir la porte à la mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne... au niveau local. Au niveau national, en revanche, François Bayrou est assez séduit par cette mesure star des réclamations des Gilets jaunes : "Le rôle d'un leader, c'est d'écrire des pages nouvelles. De ce point de vue-là, je suis favorable à un RIC national", a exprimé le président du Modem.


La tendance présidentielle à vouloir reprendre les conditions d'application du référendum d'initiative citoyenne ne le satisfont pas : "Aujourd'hui, nous avons des seuils inacceptables." Et le patron du Modem d'ajouter : "Ce que dit Marine Le Pen est assez juste : ce n'est pas le déclenchement d'un référendum mais l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ou du Sénat [d'un texte de référendum]." Alors que David Pujadas lui fait remarquer les deux divergences avec les positions présidentielles, le Béarnais répond : "Mais j'en sais rien, vous verrez demain ! Je n'ai pas entendu la conférence de presse de demain."

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